08/01/2010

Fasciathérapie

Je profite de cette opportunité que nous propose notre blog, pour vous présenter à tous mon coup de coeur : la fasciathérapie selon la méthode Danis Bois.

fascia.jpgJ'ai connu cette méthode en tant que kinésithérapeute ostéopathe, et je me suis formée à la fasciathérapie dans le prolongement de mon parcours professionnel. J'ai une sclérose en plaques avec laquelle j'ai dû composer depuis de nombreuses années. Je vais vous donner dans cet article non pas mon regard de professionnel qui m'a permis et me permet encore d'être critique, mais mon regard de patiente à la recherche de mieux-être et de soulagement tant physique que psychique.

Lorsque j'ai connu cette méthode, mon diagnostic était déjà posé ce qui, à ce moment là, était le plus lourd à porter. J’avais simplement des petits signes physiques qui ne se voyaient pas, et surtout une sensation de fatigue constante.

Quand j'ai découvert la fasciathérapie, j'ai commencé par constater que la personne qui me prenait en charge« voyait des choses » à travers mon corps, ou plutôt, ressentait ce qui m’était propre. Cela m'a beaucoup interpellée et m’a ouvert vers de nouvelles perspectives. Alors j’ai débuté une prise en charge et ai commencé la formation en tant que thérapeute.
J'ai ainsi compris que ce que j'apprenais de mon corps modifiait mes pensées et réciproquement. Pour vous illustrer cela je vais simplement vous rappeler à ce que vous avez tous remarqué : les jours où votre corps va bien, votre tête va bien, et quand vos idées sont claires, votre corps va beaucoup mieux...

À l'époque, je remarquais surtout que les malpositions qui causaient des douleurs étaient corrigées de façon très douce et non intrusive avec une grande efficacité. Ce qui est très agréable, c'est que cette main du thérapeute est à l'écoute permanente de votre ressenti, ce qui vous donne l'impression qu'elle est toujours à l'endroit où vous avez envie qu'elle soit, là où vous en avez besoin. Cela étonne au départ, mais se comprend aisément quand on sait que la fasciathérapie est « l'écoute du sensible ». Le praticien est toujours en empathie avec le patient.
Quand je ressors d'une séance j'ai l'impression d'avoir gagné une énergie et une vitalité remarquables.

Au fil des années, j'ai toujours ressenti ces corrections physiques dont j'avais tant besoin, mais j'ai également porté mon attention sur les autres changements que cela entraîne.
Lorsque je reviens d’une séance, je ressens l'envie de faire, d’entreprendre et d'agir… la vitalité revient, mes idées sont claires et je n'entrevois plus le doute qui empêche de faire. Après une séance je suis dans les meilleures conditions pour prendre des décisions, que ce soit dans le domaine privé ou dans celui du choix des thérapeutiques qui me sont offertes. En effet, la maladie contraint en permanence à faire des choix.

Cette méthode m'a donné une forme d'autonomie en me donnant les moyens et les techniques qui me permettent de soulager mes douleurs, de me rapproprier les parties de mon corps qui font qu'à un moment donné, je me sens comme éclatée, dispersée, plus en accord avec moi-même, comme perdue...
Dans ces moments-là la maladie donne l'impression de s'aggraver, ce qui n'est pas toujours le cas quand on se rend compte qu'en étant traité, en pratiquant la gymnastique sensorielle et l'introspection (des outils de la méthode), tout se calme et reprend son cours, les douleurs disparaissent, les idées redeviennent claires. Et là, on a l'impression que l'extraordinaire a eu lieu, en fait on se rend compte que cet extraordinaire c’est une partie de nous qu’on peut convoquer quand on veut si on le souhaite.

Après une dizaine d'années maintenant au contact de cette méthode, je dirais qu'elle n'empêche pas la maladie mais qu'elle permet de vivre mieux au quotidien .Que sans elle, je ne serais pas là où je suis aujourd'hui. Elle permet d’être mieux physiquement, de trouver son identité, de retrouver la capacité à faire des projets, à redonner ou à maintenir sa confiance...c’est un renouvellement de soi. »

Carole Bouguyon, adhérente de l'APF

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