Easy Jet : trop, c'est trop !

avion.jpgCet été, la compagnie aérienne low-cost (coup bas ? !) Easy Jet multiplie le débarquement de personnes en situation de handicap se déplaçant en fauteuil roulant lorsqu'elles ne sont pas accompagnées. Les témoignages des personnes qui ont subi un tel débarquement sont unanimes pour exprimer le traumatisme qu'elles ont vécu (voir la « revue de presse » des derniers incidents).

Les raisons de sécurité mises en avant par Easy Jet sont illégales. La Halde s'est saisie de ces « affaires » et devrait statuer cet automne pour savoir s'il s'agit de discrimination avérée ou non.

Déjà, suite à un précédent incident en avril dernier avec Easy Jet, le gouvernement avait organisé une table ronde le 3 juin dernier avec des représentants des transports aériens (dont Easy Jet), les associations représentatives et différentes organisations administratives concernées. Trois ministres (Eric Woerth, Nadine Morano et Dominique Bussereau) étaient présents et ont rappelé l'obligation des compagnies aériennes. Si l'APF avait salué cette initiative, elle s'était également exprimée pour rappeler que cette rencontre n'était pas suffisante et que des questions majeures n'étaient pas réglées (voir communiqué de presse).

La DGAC (Direction Générale de l'Aviation Civile) se doit d'accompagner les acteurs du secteur aérien (compagnies, aéroports, agence de voyages, etc.) pour qu'ils ne méconnaissent pas leurs obligations légales sur les droits des passagers.

L'APF rappelle qu'un Réglement européen du 5 juillet 2006 fixe, comme principe général, l'interdiction de refuser le transport aux personnes à mobilité réduite, avant d'y poser une exception : le motif de sécurité. Mais une personne en situation de handicap peut voyager seule dès lors qu'elle peut  accrocher ou décrocher sa ceinture, mettre son masque à oxygène et comprendre les messages de sécurité. Ce qu'ont compris la majorité des compagnies aériennes... sauf Easy Jet !

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