MDPH : le Sénateur Jean-Claude Merceron sensible aux inquiétudes de l'APF

DSCN7138.JPGCe vendredi 12 avril Daniel Sellier, Représentant Départemental et Stéphanie Ottou, Directrice, ont rencontré le Sénateur Jean-Claude merceron pour faire part de la détermination de l'APF a rester vigilente sur le fonctionnement des MDPH.


En effet, un projet de loi visait à faire des MDPH des services des Conseil Généraux, supprimant de fait la COMEX (COmmission EXécutive), donc la participation des associations à son fonctionnement (ici). Même si sous la pression des associations le gouvernement a finalement retiré le chapitre sur les MDPH de ce projet de loi (ici), l'APF reste mobilisée et vigilante tant que le texte n'est pas définitivement voté.

Jean-Claude Merceron s'est montré à l'écoute des inquiétudes de l'association. Nous avons insisté sur le rôle actif des associations représentatives des personnes en situation de handicap au sein des MDPH et avons indiqué notre souhait de conserver un rôle pro-actif, une voix délibérative, et non pas être réduits à de simples spectateurs. Pour nous, ce serait un retour aux anciennes institutions. Les personnes en situation de handicap doivent continuer à être représentées et défendues pas leurs assos.

Le Sénateur Merceron était également soucieux de comprendre en quoi la MDPH de Vendée pouvait dysfonctionner. Nous avons pu lui faire part de nos constats et de notre inquiétude de voir perdurer certaines difficultés alors qu'elles sont connues de la MDPH et du Conseil Général depuis plusieurs années maintenant.

Cette rencontre a permis d'échanger sur l'accessibilité. Jean-Claude Merceron souhaitait comprendre les conséquences de l'inaccessibilité sur le quotidien des personnes à mobilité réduite. Nous avons pu préciser que l'accessibilité est utile au confort de l'ensemble de la société : Personnes en situation de handicap, personnes âgées, parents avec des poussettes, bléssés temporaires : tout le monde en profite ! D'autant plus que 40% de la population française est à un moment ou à un autre de sa vie confrontée à une situation de mobilité réduite !

Nous avons pu rappeler que la loi de 2005 est bien faite car elle fixe des normes et des échéances, tout en prévoyant des motifs de dérogation en cas d'impossibilité technique avérée ou de coût démesuré au regard du chiffre d'affaire de l'établissement concerné. La loi doit donc être maintenue et ne pas être modifiée sous l'insistance des lobbies.

Jean-Claude Merceron a exprimé le souhait de maintenir les relations avec notre associations, ce que nous ne manquerons pas de faire.

Commentaires

  • sensible jusqu'à quel point ? est il de sa sensibilité d'aller voir le Président du Conseil Général et attirer son attention sur le non respect de la mission de la mdph et des nombreux dysfonctionnements constatés jusqu'à présent ? Monsieur MERCERON peut il nous promettre de tout faire dans ce domaine et ramener la mdph dans le droit chemin?

Les commentaires sont fermés.