02/05/2013

Accessibilité et handicap : « Adapter nos logements sociaux va devenir une nécessité face aux problématiques de la dépendance. »

 OK Bailleur socialDSC_3813.jpgLa loi handicap du 11 février 2005 a prévu dix ans pour que l’accessibilité en France devienne une réalité. Pourtant, depuis son adoption, élus et divers groupes défendant leurs intérêts privés au détriment de ceux de la collectivité surfent sur le contexte économique difficile actuel pour dire que l’accessibilité coûte trop cher, avancent qu’elle est techniquement impossible à réaliser. Or, rendre la France accessible est possible. La preuve ? Des femmes et des hommes à la tête d’établissements culturels, de loisirs, de régies de transports, de services publics ou privés, des médecins, des hôteliers, des maires, des commerçants… eux, ils l’ont fait.


Témoignage de Francis Stéphan, le directeur de l’Office HLM Le Toit angevin dans le Maine-et-Loire.


Installation de douches de plain-pied, élargissement des portes, électrification des volets roulants ou encore aménagement des abords des immeubles : chaque année depuis trois ans, Le Toit angevin investit un million d’euros dans des travaux d’accessibilité. Ce bailleur social du Maine-et-Loire a ainsi adapté 213 logements -sur un parc de 7 600- au handicap de ses locataires.

« L’adaptation d’un logement coûte 8 000 , en moyenne. La mise en accessibilité des abords d’une résidence et des parties communes, 50 000 . Nous en avons fait six », précise Francis Stéphan, le directeur de l’Office HLM. Depuis 2010, les dépenses engagées par les bailleurs sociaux en faveur de l’accessibilité sont déductibles de la taxe foncière. « Il faut être clair : sans cette incitation, nous ne pourrions pas faire ces travaux. »

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Voilà un bailleur social qui a tout compris !

Commentaires

voilà une attitude responsable ! Gouverner c'est prévoir. Si les lois sur les logements de 1975 (renforcées en 2005) avaient été respectées par les promoteurs de tout poil, l'état pourrait face à la dépendance, au vieillissement de la population, mais aussi àr ceux qui s'ignorent aujourd'hui mais qui dès demain peuvent devenir handicapés. Un accident ça arrive. Une maladie invalidante aussi. A défaut la vieillesse.
Après chacun se tournera vers l'état, vers l'ANAH, la MDPH et autres pour faire ce que les promoteurs refusent de faire en contraction et non respect de la loi depuis des décennies. Faire le max de blé c'est leur logique mais celle de tout pouvoir public, c'est d'anticiper, de gérer les besoins de sa population.

Écrit par : un ami | 03/05/2013

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