MDPH : Témoignage

 témoignage.jpgMelle P. nous a fait part de sa mésaventure et de l'inquiétude qu'elle ressent. Voici son témoignage :

"En mars 2013, j’ai assisté à la CDAPH qui traitait ma demande de carte d’invalidité et d’allocation adulte handicapé. La commission a décidé de m'attribuer l'AAH et à ma demande, a accepté de débuter la prestation au jour de la commission, sans rétroactivité à la date de la demande. Pourtant, lorsque j'ai reçu la notification me confirmant l'octroi de cette allocation, elle prenait effet à la date de la demande, contrairement à ce que la commission avait décidé. Il a fallu que je rappelle la MDPH pour rappeller la décision de la CDAPH.

Lors de la commission, lorsque j'ai expliqué ma situation, un des membres de la commission s’est étonné que je n’ai pas fait de demande de PCH aide humaine étant donné que j’ai besoin de l’aide de ma mère pour effectuer certains actes essentiels de la vie quotidienne. Je lui ai alors expliqué que je ne connaissais pas les différentes prestations attribuées par la MDPH alors je n’avais pas pensé à faire cette demande.

C’est alors qu'une professionnelle présentea proposé d’ajouter cette demande au dossier en cours pour ne pas perdre plusieurs mois dans l’instruction d’un nouveau dossier et m’a dit qu’elle viendrait à mon domicile très rapidement pour évaluer mes besoins. A ce moment cette personne s’est montrée très avenante et à l’écoute, montrant une volonté que cette prestation soit mise en place au plus vite.

Un mois plus tard, en avril, n’ayant pas de nouvelles de sa part, je la contacte par téléphone et lui rappelle ce qui a été dit en commission. Elle me répond de manière peu sympathique que je ne suis pas la seule, qu’elle a d’autres dossiers à traiter avant le mien et que je vais devoir attendre plusieurs mois avant de la rencontrer et encore au moins 4 mois après la visite à domicile pour que ma demande soit examinée en commission.

Lorsque je l’interroge sur les montants attribués à l’aidant familial dans le cadre de la PCH aide humaine, elle me répond que c’est à ma mère d’évaluer le nombre d’heures où elle s’occupe de moi par jour et qu’elle n’a qu’à aller travailler le reste du temps. Par ailleurs,  cette professionnelle me préconise des séances de kiné alors que les rhumatologues que j’ai vus m’ont dit que c’était fortement déconseillé dans ma situation, que cela pourrai aggraver mon état de santé. Elle m'affirme également qu’un des premiers traitements que j’ai eu fonctionnait. Lorsque je tente de lui expliquer que ce n’est pas le cas, elle me répond que j’ai tort puisque c’est un médecin de la MDPH (qui m’a rencontré 15 minutes !) qui lui a transmis cette information et qu’il a donc forcément raison.

Je suis perdue et choquée par le changement d’attitude de cette professionnelle qui s’est montrée odieuse lors de mon appel. C’est comme si j’avais eu à faire à une autre personne... Désormais, je ne vois pas comment je pourrai faire confiance aux membresde la MDPH et j’appréhende la visite à domicile de cette personne."

Commentaires

  • je ne suis en rien étonné de ce récit, il reflette bien l'état d'esprit de cette institution, nous avons dû nous battre avec la mdph du vivant de notre fils et nous nous battons encore. La mdph est loin de faire honneur à leur mission. Bon courage en attendant les jours meilleurs de ce service, mais j'en doute...

  • Ce n 'est pas la première fois où des échos peu favorables de la MDPH de Vendée sont signalés. Représentant associatif en CDAPH dans un département voisin j 'avais été sollicité par une famille du 85 pour les aider dans leur dossier. Le moins que l 'on puisse dire est que la MDPH de Vendée est "particulière".......et qu 'elle a parfois tendance à s 'affranchir des textes en vigueur.
    Au cas particulier je pense que malgré tout il y a un certain nombre d'incompréhensions pour ce qui concerne la PCH qui pourraient être levées avec l 'assistance d'un bon conseil associatif.
    Par contre pour la date d'entrée en vigueur de l'AAH je ne comprends pas : les textes prévoient que l 'AAH est versée à partir du premier jour du mois qui suit la demande. La date de la CDAPH n 'entre pas en considération. Du reste cette date de commission est parfois très éloignée (plusieurs mois) de la date du dépôt de la demande.
    Pour la PCH l 'entrée en vigueur est au contraire au premier jour du mois de la demande.
    Bon courage et n'hésitez pas à me contacter si je peux vous aider.

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