Faute de places suffisantes en SESSAD, j'ai du choisir lequel de mes enfants serait sacrifié...

témoignage.jpgMadame H. habite en Vendée. Elle a deux enfants, tous deux atteints de handicap. Tous deux bénéficient d'une reconnaissance d'un besoin d'être accompagné par un service d'éducation spécialisée et de soins, un SESSAD, depuis 4 ans maintenant.

"Lorsque j'ai reçu les notifications de la MDPH accordant à mes enfants le droit d'être suivi par un SESSAD, j'ai cherché à mettre en place cet accompagnement. J'ai été confronté à un manque de place et durant deux ans, auncun de mes deux enfants n'a pu accéder à ces soins et bénéficier de ces accompagnements pourtant essentiels à leur développement. Après deux ans d'attente, on m'a informée qu'une place s'était libérée et qu'un de mes enfants pouvait en bénéficier.

C'est affreux, parce que on m'a obligée à choisir entre mes enfants. Au final, j'ai du choisir lequel des deux je sacrifiais. C'est inhumain d'infliger cela à une maman.

Aujourd'hui un seul de mes enfants bénéficie de l'accompagnement, alors que les besoins de mes deux enfants sont reconnus depuis 4 ans"

L'accès aux soins peut être mis à mal de bien des manières : manque de places dans les structures médico-sociales, problèmes de transports, manque d'accessibilité, tarifs non conventionnés, délais de prise en charge trop longs, etc. Pour lire d'autres témoignages et pour apporter votre propre témoignage sur les freins à l'accès aux soins, consulter le blog santé de l'APF sur la région des Pays de la Loire ici.

Les commentaires sont fermés.