19/06/2013

Scolarisation : l'Education Nationale en Vendée ne sait pas grand chose.

DSCN7774.JPGCet après-midi, un petit groupe de parents accompagné par l'APF s'est rendu à la Direction Académique des Services de l'Education Nationale en Vendée. Les familles estiment qu'à 15 jours de la fin de l'année scolaire, il est temps de savoir dans quelles conditions l'Education Nationale compte accueillir les enfants en Septembre.

Déception immense. Les parents sont ressortis avec ... rien.

L'adjoint au Directeur Académique et l'Inspecteur de l'Education Nationale en charge de la scolarisation des élèves handicapés ont accueillis avec beaucoup de bienveillance les parents. La forme y est, mais pas le fond. Les questions posées sont visiblement bien dérangeantes.

Elles sont pourtant très simples :

1- chaque enfant sera-t-il scolarisé dans le respect des notifications MDPH ?

2- Quand les parents auront-ils l'information quant aux affectations ?

Les réponses cachent difficilement l'embarras :

1- Il n'y a pas de décision ferme à ce jour (même pour les enfants qui ont déjà une notification de la MDPH)... On attend la fin des Commissions d'orientation de la MDPH... On ne peut rien vous dire... Il pourra y avoir des difficultés pour certains enfants... Il serait imprudent de donner maintenant des informations aux familles (même celles dont les enfants ont déjà une orientation)... Notre attention est portée à trouver des solutions pour tous les enfants... etc etc...

2- Ok ! Puisqu'il serait imprudent de donner des informations 15 jours avant la fin de l'année scolaire, à quelle date les services seront-ils capables d'en donner ? Oups... on a presque l'impression de poser une question piège quand on demande ça. Pas de date, pas de réponse si ce n'est qu'ils y réfléchissent.

Ils s'engagent cependant à dire rapidement à l'APF sans dire de date, à quelle date ils pourront donner des informations aux familles. Whaou ! C'est le sujet de philo d'cette année ça ?

Pourquoi un tel embarras ? Pourquoi être à ce point dans l'incapacité de répondre aux parents, de les rassurer ? Il suffirait de leur dire qu'il n'y a aucun problème, que tous les enfants seront scolarisés conformément à leurs besoins : que ceux qui doivent aller dans les classes spécialisées au collège iront bien en classe spécialisée au collège, tout simplement.

Oui mais pour dire ça, encore faut-il que l'Education Nationale y mette les moyens nécessaires. Et visiblement, c'est pas gagné.

Ouverture de 2 ULIS (classes spécialisées au sein des collèges) : insuffisant

La Direction Académique nous a officiellement annoncé l'ouverture de 2 ULIS : une à Chantonnay, l'autre aux Herbiers. Malgré cela, des familles ont déjà été informées il y a quelques jours que leurs enfants ne pourraient pas y aller, faute de place !

C'est le cas de Kilian qui habite Chantonnay. Il doit entrer en ULIS en septembre. Ca tombe bien puisqu'une ULIS va ouvrir à Chantonnay ! Mais quand sa maman demande si son fils aura bien une place, la réponse est "Je ne peux pas vous donner de réponse"

La maman d'Oscar est catégorique : "Il est hors de question qu'il aille dans une 6ème ordinaire ou qu'il reste une 3ème année à l'école primaire !" Mais là encore, pas de réponse de l'Education Nationale...

Pour la maman d'Alexandre l'angoisse est insupportable : en attendant que la décision d'orientation vers une ULIS se fasse, toutes les places vont être prises !

Obligation de résultat non remplie

Thierry Craipeau, Représentant Départemental de l'APF, a rappelé aux Représentants de l'Education Nationale que la loi leur impose une obligation de résultat. Pourtant les résultats ne sont pas là. Cette année des adolescents ont été maintenus en école primaire faute de places suffisantes au collège. C'est innacceptable. Et la situation risque de se reproduire en septembre.

Les parents ont fait part de leur désarroi. Une maman explique que cela fait 10 jours qu'elle ne dort plus, que ce n'est plus vivable. Une autre dit qu'il faut vraiment vivre ce qu'ils subissent tous pour ce rendre compte, et qu'elle ne le souhaite à personne.

Les parents ont demandé ce qu'ils devaient répondre à leur enfants quand ils demandent où ils vont aller l'année prochaine. Pas de réponse.

Les enfants ne savent même pas s'ils doivent dire au revoir à leurs copains. Les retrouveront-ils au collège ? Pas de réponse.

L'Education Nationale n'a pas de réponse. Les parents eux ont une certitude : celle de ne pas laisser leurs enfants sacrifiés par le système sans rien faire.

Commentaires

Merci l'APF de votre soutien et de votre implication auprès de ces familles.
Il serait temps que les instances appliquent la loi du 11/02/2005 pour l'égalité des droits et des chances.
En 2013, les familles doivent encore se battre pour défendre les droits de leurs enfants handicapés, ce n'est pas acceptable.
Où est l'égalité des chances, quand on voit que certains enfants n'ont toujours pas d'affectation pour la rentrée et que l'I.A n'a aucune réponse à donner.
Comment choisissent-ils les enfants qu'ils vont sacrifier?
Imposer un redoublement faute de place est devenu une règle! c'est inadmissible !Ces administrations ne pensent pas aux souffrances qu'endurent ces familles. C'est comme si on refusait à ces enfant le droits d'exister! Comment voulez-vous qu'ils aient un avenir si déjà dans l'enfance on leur inflige un véritable parcours du combattant pour que leur droits soient respectés.

Écrit par : Nicou | 19/06/2013

Merci l'APF de votre soutien et de votre implication auprès de ces familles.
Il serait temps que les instances appliquent la loi du 11/02/2005 pour l'égalité des droits et des chances.
En 2013, les familles doivent encore se battre pour défendre les droits de leurs enfants handicapés, ce n'est pas acceptable.
Où est l'égalité des chances, quand on voit que certains enfants n'ont toujours pas d'affectation pour la rentrée et que l'I.A n'a aucune réponse à donner.
Comment choisissent-ils les enfants qu'ils vont sacrifier?
Imposer un redoublement faute de place est devenu une règle! c'est inadmissible !Ces administrations ne pensent pas aux souffrances qu'endurent ces familles. C'est comme si on refusait à ces enfant le droits d'exister! Comment voulez-vous qu'ils aient un avenir si déjà dans l'enfance on leur inflige un véritable parcours du combattant pour que leur droits soient respectés.

Écrit par : Nicou | 19/06/2013

merci a vous l ' apf grace a vous nous essayons d ' etre fort mais pas facile.C ' est inadmissible de faire subir ca à des enfants et à nous car malgres ca nous subissons pas mal et toute notre famille aussi.Pour kilian quand je lui ai dit qu il aurais certainement pas de place il m ' a dit"je suis en colere" ce sont pourtant des enfants qui ne leur donne pas de ressenti.Donc pour l ' instant nous sommes toujours au meme point .Beaucoup d ' angoisse et de colére.Est ce que toute cette administration ne se battrait pas pour leurs enfants s 'il etait dans le meme cas? Ca n ' arrive pas qu 'aux autres ;je ne leur souhaite pas mais 1 accident ;1 maladie.....A l ' heure d ' aujourdhui nous sommes sans reponses.Et pourtant nous entendons beaucoup parler de l ' ecole et du handicap!!!! mais apparemment ne sont que des paroles.Toujours et encore des paroles.MARRE! MARRE !MARRE !

Écrit par : ledroit | 20/06/2013

merci l apf grace a vous ont essayent de rester fort pas facile.Quel bataille ont fait que ca c ' est inadmissible !!!!Ils n ' ont pas le droit de leurs fait vivre ca!!!!Il devraient savoir que ca peut leur arriver je ne leur souhaitent pas d ' etre dans la meme situation mais s 'ils ont des enfants sans probleme ils doivent savoir ce qu ont peu ressentir pour nos enfants.Voila hier nous sommes encore ressortis sans réponses.!!!c ' est cool 15 jours avant les vacances !!!!!!! quel galére .Klian lui quand je lui ai dit qu apparement il n aurait pas de place sur l ulis de chantonnay ou nous habitons il m ' a repondu"JE SUIS EN COLERE" et c ' est pourtant des enfants qui ne donne pas leur ressenti.Ont nous parle beaucoup de la scolarisation des enfants avec handicap que des paroles.MARRE!MARRE!MARRE!

Écrit par : ledroit | 20/06/2013

Vraiment merci à l'APF, au moins il y a des gens qui nous entendent et nous aident, ça fait du bien...
Mais le fait est que nous sommes déçus, en colère. Nos enfants souffrent! Que répondre à un gamin de 12 ans qui vous dit "je ne veux pas refaire un cm2 (il en est déjà au 2ème), ni aller dans une 6ème ordinaire (vu son handicap, il sait que ce serait trop compliqué!), si je n'ai pas de place en ULIS je reste avec papa sur la ferme, au moins là je serais utile!" Je ne sais pas quoi lui dire... il est anxieux et nous aussi...
Chaque enfant devrait savoir qu'il y a une place pour lui, il ne devrait même pas avoir à de poser des questions...

Écrit par : Blanchet | 20/06/2013

Heureux qui comme ULIS pourra aller à l'école !

Écrit par : Daniel | 20/06/2013

Avec un départ dans la vie aussi indigne pour ces enfants, à quel avenir peuvent-ils prétendre ?
Honteux !

Écrit par : hugues | 20/06/2013

Bien sûr que c'est honteux, et encore c'est un doux euphémisme... Imaginons que ces technocrates qui se disent sensibles et à l'écoute (sans pour autant respecter leur obligation légale... cherchez l'erreur !)
soient directement concernés... Pensez-vous qu'ils accepteraient de telles situations inhumaines et dramatiques pour leurs propres enfants ??? Je vous laisse chercher la réponse, moi je l'ai...

Écrit par : Lucky Luke | 20/06/2013

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