MDPH condamnée : article Ouest France

 article paru samedi matin (cliquez pour agrandir)2013-06-22 OF MDPH condamnée.jpg


La Maison du handicap de Vendée condamnée pour « faute »

Le tribunal du Contentieux et de l’Incapacité de Nantes a estimé que la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) de Vendée avait commis une faute en se contentant de juger les besoins d’aide humaine sur dossier. La famille du jeune homme, décédé en décembre dernier, se battait depuis plusieurs années pour que le médecin de la MDPH se déplace.

« Pour la famille, il était facile de constater qu'il avait besoin d'aide et de surveillance 24 heures sur 24 et non 12 heures, le maximum accordé. » Cette faute étant « à l’origine d’un préjudice qu’il convient de réparer », la MDPH est condamnée à verser 15 000 € aux parents de Jean-Marc Muller.

Selon l’APF (Association des paralysés de France), « c’est une première nationale qu’un tribunal reconnaisse le préjudice et ordonne le versement de dommages et intérêts ». Elle évoque l’affaire publiquement « dans l’espoir d’un électrochoc, parce qu’il n’est pas normal que les gens aient à se battre pour que leurs droits soient respectés. »

Le conseil général indique que la MDPH va « faire appel de cette décision ». Pour lui, « la MDPH a fait son travail. Le statut salarié, choisi par la famille, explique qu'on n'ait pas accordé les heures ».


Précision : le statut salarié n'a pas été un obstacle à l'octroi de 23h d'aide humaine depuis que le médecin a vu de ses propres yeux Jean-Marc en février 2012.

Commentaires

  • Les commentaires sont ouverts... on a le droit de réagir ? Je comprends le risque de dérapage que vous voulez éviter. Je ne vais donc pas dire ce que m'inspire tout ça. Je vais juste citer le Conseil Général à partir de l'article ouest france :
    "Nous estimons que la MDPH a fait son travail"
    Ca se suffit à lui-même.

  • Les assos, la sécu et les syndicats apprécieront la ligne de défense du Conseil Général : nous rappelons que c'est pas nous, c'est eux.

  • L'article de Ouest France indique que " le Conseil général déplore le ton extrêmement polémique et les termes injurieux de l'APF ". Je ne comprends pas, n'est-elle pas dans son rôle de défendre les personnes et les accompagner dans leurs recours, même si la justice leur donnait tort, alors a fortiori quand la justice leur donne raison ? C'est injurieux de constater que des années de droits de la courte vie de ce jeune homme ont été bafoués ? c'est polémique de constater qu'il y a eu, au moins, dysfonctionnement ? Qui diffame qui, en l’occurrence ?

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