Les Directeurs et Instituteurs dénoncent le non respect des élèves handicapés et de leurs droits

 La Délégation Vendéenne du Syndicat National Unifié des Directeurs et Instituteurs Force Ouvrière a publié aujourd'hui un communiqué de presse pour dénoncer les dérives constatées en Vendée, pour l'accompagnement des élèves handicapés :

Depuis la loi du 11 février 2005 relative à l’égalité des droits et des chances, les élèves handicapés pouvaient, sur notification de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées), se voir octroyer une AVS-I (Auxiliaire de Vie Scolaire -Individuelle) pour une quotité horaire définie.

Cette notification était opposable : c'est-à-dire que l'administration de l'Education Nationale avait obligation de respecter ce qui avait été notifié.

Force Ouvrière s'est toujours battue par le passé pour le respect des notifications. En effet, il arrivait très souvent que les heures attribuées d'AVSI ne soient pas pourvues en totalité ou même parfois que l'AVSI soit recruté avec plusieurs mois de retard.

 Nous pouvions opposer la décision de la MDPH …et nous obtenions satisfaction ! Ce qui posait problème…

Alors, M. Ayrault a eu une idée qu'il a transformée en décret n°2012-903 du 23 juillet 2012.

Dorénavant, la MDPH pourra préconiser une AVS-Mutualisée : et d'un coup de baguette magique, la quotité horaire disparait !

 Les élèves ont droit à une aide. Point-barre. C'est le Directeur Académique qui décidera de l'enveloppe globale sur une école.

Sur quels critères ? Mystère…

Par exemple, sur une école Vendéenne, 2 élèves handicapés qui bénéficiaient d'une AVS-I n'en auront plus ! Ils auront à se partager (disputer ?) une AVSM nommée pour aider 4 élèves, pas dans la même classe, avec même un élève au collège…

Bien évidemment, les professionnels qui ont en charge ces élèves n'ont jamais demandé cela : ils avaient conclu, lors des réunions de suivi de ces élèves, qu'il fallait la poursuite de l'aide AVS-I. Mais que vaut leur avis face à un critère budgétaire ?

Le recours en conciliation engagé par la famille a été rejeté par la MDPH de Vendée…

Ce décret est proprement scandaleux et révoltant !

Le SNUDI-FO mettra tout en œuvre pour garantir le droit à l'instruction des élèves handicapés, l'ouverture de toutes les classes spécialisées (avec un enseignant spécialisé diplômé !) nécessaires.

Les commentaires sont fermés.