Manque de places en IME : que vont devenir Léa et Erwan ? Que fait l'ARS ?

sos carré rouge.jpgNous vous parlions de Léa et Erwan ici.

Ces deux jeunes vont bientôt fêter leurs 16 ans et faute de places disponibles en IME, ils risquent de se retrouver exclus du système, livrés à eux-mêmes, le collège ne souhaitant pas les accueillir au delà de leurs 16 ans : pas d'IME, plus d'école, pas de formation. Rien. La MDPH a reconnu leur besoin d'être pris en charge dans une structure adaptée, mais cette décision n'est pas suivie des faits.

La maman d'Erwan est désespérée, elle ne sait plus quoi faire, qui appeler, à qui écrire. Vendredi prochain, le 18 octobre, c'est le dernier jour d'école avant les vacances.

Erwan aura-t-il le droit de terminer son année scolaire au collège ? Pourra-t-il revenir après les vacances ? A ce jour, ses parents n'en savent rien. La seule information qu'ils ont eue, c'est que le 26 octobre Erwan aura 16 ans, et que pour lui, le collège s'arrête là. Point barre.

Tout le monde est informé.

L'ARS sait que faute de moyens suffisants, ces jeunes sont sans solution. Elle sait qu'il manque 109 places d'IME en Vendée.

Tout le monde sait. Les familles sont désespérées.

Faudra-t-il aller camper devant la Délégation Territoriale de l'ARS pour être entendu et obtenir des réponses satisfaisantes, des places en IME ? Est-ce cette perspective là que les institutions veulent offrir à ces jeunes ?

Commentaires

  • Dans le Val d'Oise, "une jeune femme de 19 ans, lourdement handicapée, a obtenu gain de cause devant la justice, qui ordonne à l'Etat de lui trouver une place en hébergement spécialisé d'ici quinze jours."
    http://www.bfmtv.com/societe/handicapee-devant-justice-letat-somme-lui-trouver-un-hebergement-618640.html
    Faut-il toujours aller directement au tribunal pour faire valoir et obtenir correctement ses droits prévus par la loi ?

  • C'est donc comme ça que sont traités nos jeunes ? C'est comme ça que sont traités les plus fragiles ? C'est affligeant. Oui il faut camper devant ces institutions qui ne font pas leur boulot. La mauvaise pub, ils n'aiment pas, alors il ne faut pas hésiter. Mais n'oubliez pas de les faire traduire en justice. Ca doit cesser.

  • Une des questions capitales à se poser lorsqu'on s'interroge sur son orientation : Ai-je envie de m'embarquer pour un an, deux ans, ou cinq d'études ?
    Léa et Erwan n’auront pas cette question à se poser, on a décidé à leur place :
    Fini l’école… pas le droit de poursuivre leurs études comme tous les jeunes de leurs âges
    Quelle honte !
    Nous serons à vos côtés à la rentrée pour vous accompagner et rester à l’école avec vous de gré ou de force.

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