Assemblée Départementale : ensemble, nous bougeons les lignes ! Rapport d'activité

100_6574.JPGCe samedi 12 octobre, une soixantaine d'adhérents était réunie pour notre Assemblée Départementale annuelle, en présence d'Alain Rochon, Président de l'APF et Pascale Ribes, administratrice. Jean-Pierre Blain, représentant du Conseil APF de Région était également présent.

La matinée fut consacrée au rapport d'activité de l'année écoulée, puis aux échanges avec Alain Rochon, notamment sur l'actualité nationale de notre association :

- diaporama

- présentation faite par les Conseillers Départementaux

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Alain Rochon a salué la qualité de l'action conduite en Vendée : "Il n'y a rien à dire : vous faites tout !".

Pascale Ribes a félicité les acteurs de l'APF en Vendée pour l'ensemble des actions concrètes menées dans une belle dynamique : "Vous faites fi des obstacles, vous les contournez et vous ne renoncez pas : bravo !"

Les échanges ont ensuite porté sur le financement de la mise en œuvre du projet associatif de notre association.

Pour terminer la matinée, nous avons longuement échangé sur les conclusions du Comité Interministériel du Handicap (CIH).

Alain Rochon a rappelé que l'APF ne veut pas des MDA (Maisons Départementales de l'Autonomie) ni de la départementalisation des MDPH. Il rappelle que les lois viennent tout juste d'être votées (11 février 2005 et mise en place des MDPH en 2006) : "S'il faut descendre dans la rue, on descendra dans la rue !"

Il a dénoncé l'insuffisance de la revalorisation de l'AAH : 1,75% cette année et seulement 1,3% l'année prochaine (inférieur à l'inflation), maintenant les personnes les plus précaires sous le seuil de la pauvreté : "Ils veulent nous enfoncer la tête sous l'eau ?"

Le Président de l'APF s'est indigné du décalage entre la volonté nationale affichée du maintien à domicile des personnes dépendantes et la façon dont les service d'aide à domicile sont financés : "et je ne vise personne, si ce n'est les Conseil Généraux."

Il a informé les adhérents vendéens des négociations nationales en cours, suite au CIH. Les Ministères craignent un blocage de l'APF dans un contexte défavorable à l'accessibilité puisque le constat est accablant : à 15 mois de l'échéance du 1er janvier 2015, seuls 15% des ERP sont accessibles ! Le Président de la République a sorti les "normes accessibilité" du "choc normatif" ce qui est déjà une bonne chose. Mais le CIH ressort le rapport Campion et préconise l'élaboration d'agenda d'accessibilité programmée. Alain Rochon rappelle que l'APF a jusqu'ici refusé de parler de ces agendas, mais qu'aujourd'hui, être absents des débats sur les 3 mois à venir, serait encore pire ! Il sera vigilant sur une définition précise des contrôles et des sanctions, l'élaboration sans délai des calendriers et des échéances fixées, ainsi que sur le sort réservé à tout ce qui devait être mis en accessibilité en 2011 (préfectures, universités).

Face à l'inquiétude des adhérents et militants de voir repoussée encore et encore la mise en accessibilité de notre pays, Alain Rochon a indiqué que si les moyens diplomatiques ne suffisent pas, on passera à l'action, et qu'un groupe de travail planche d'ores et déjà sur cela : "Si on veut la paix, il faut préparer la guerre" 

ne rien lâcher.jpgLes adhérents ont été unanimes pour indiquer au Président que l'accessibilité n'est pas négociable, les échéances encore moins ! Cette discrimination faites aux personnes en situation de handicap n'est plus tolérable. Ils ont incité le Conseil d'Administration à saisir l'union européenne pour faire condamner la France si elle ne respecte pas la loi du 11 février 2005, rappelant qu'elle aurait déjà du être votée en 2003 : "La menace vaut mieux que l’exécution", "Il faut taper du poing sur la table. Çà suffit !"

Et de conclure avec détermination : "Il faut refuser de négocier. On ne peut pas participer à la destruction de notre droit ! On ne peut pas faire Hara-kiri de ce droit fondamental !"

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