21/11/2013

Billet d'humeur n°144 de notre Yonnais en colère... "Beaucoup de parlotes !"

En lisant cet article de Médiapart, j'ai tenté une analyse poussée de son contenu, et voilà...

"... toujours les mêmes "sachants"..." : ceux-là, ils savent pour nous, ils décident pour nous et finalement se disent experts pour nous et surtout sans nous !
Pourquoi ? Parce qu'il ne faudrait pas qu'on leur fasse de l'ombre avec notre minable expérience de tous les jours ! Savent-ils comment les Z'handicapés se retrouvent très vite dans le caca lorsque les toilettes adaptées ne le sont pas ?
Ben nous on sait ! Et on n'est pas des "sachants" pour autant...

"C’est à croire que les politiques mettent juste le "doigt dans l’engrenage" et le retirent dès qu’ils pressentent que le bras complet risque d’y être totalement engagé."
Forcément, avec un bras coincé comme ça, ils se retrouveraient en situation de handicap, et ne pourraient donc pas remplir leurs mandats (tous cumulards qu'ils sont) dans l'intérêt de leurs concitoyens, ceux-là même qui les ont élus...
Ah ben mince alors ! Soit ils sont intègres et ils ont peur de ne pas pouvoir assumer leurs mandats, soit ils ont peur de connaître le handicap au quotidien, en le considérant comme un poids, une charge !
Et c'est là qu'il y a un souci. Ils ne comprennent toujours pas que le handicap doit être considéré comme un enjeu pour la société. Entre autres, il développe l'emploi, par exemple : AVS, ...
C'est plutôt bon ça comme argument pour les élections, hein ?!

"J’ai déjà sensibilisé à cette démarche deux associations, COBATY France et le C.A.H. – Club d’Amélioration de l’Habitat... Je continue à participer aux groupes de travail spécifiques dont la Commission Technique & Prospective de COBATY / Groupe de Travail Accessibilité et au C.A.H. Nous travaillons, depuis plusieurs années, sur sept points qui devraient, une fois opérationnels, asseoir la Loi du 11 février 2005, celle-ci n'ayant pas ou peu, créé d’outils d’aide à la décision pour son application."
Chouette ! Une énième sensibilisation ! Des mêmes "sachants" ?
Avec encore et encore des groupes de travail... Foutaises ! C'est sur le terrain qu'il faut aller ! Zut de zut et re zut !

"... c’est pourquoi, pour être plus efficients, nous avons privilégié la création d’une association à but non lucratif, "Accessibilité Plus", chargée d’animer et de développer les différents groupes de travail."
Ben voyons !
Ces groupes de travail, ils ne sont même pas capables de s'animer tout seul ! Trop trop fort !
Alors, une nouvelle association se crée, qu'on pourrait appeler "Réanimation Plus" !

"De nombreuses personnes intéressées nous entourent."
Cool ! Elles sont intéressées...
Pas d'autres commentaires !

Attention !
7 points sur lesquels aboutir : un énième label, des outils pour les maîtres d'ouvrage, un risque accessibilité, une formation en Accessibilité (avec un grand "A"... avec des conclusions au premier semestre 2013 : vous êtes à la bourre les gars !), un partenariat avec les métiers de santé, des appellations (COBATY, CAN, COF, ...), et enfin une validation au niveau européen !
Ouf ! C'est fini...

Tout cela est louable bien sûr !
Mais n'aurait-il pas fallu y penser plus tôt, bien plus tôt, bien en amont de la loi de 2005 ?
Cela aurait certainement permis à celle-ci d'être financée, et surtout d'être mieux comprise par tous, y compris (et surtout) par les élus qui l'ont votée !

C'que j'en dis moi...

A la semaine prochaine

Billet n° 144 : "jamais"

Commentaires

Méfions-nous des machins, des commissions tartemolle. Souvent (pas toujours) elles ne sont mises en place que pour retarder une décision qui s'imposerait, on dit "noyer le poisson" sur la côte, ou pire pour "siphonner" des budjets consacrés à la cause concernée en faisant des études qui n'avancent guère qu'à occuper du monde (valide bien sûr).
Pendant ce temps on est payé, on reçoit des subventions et on peut se proclamer très gentil. Un poing sur la table s'impose : que la loi soit respectée partout par tous avec controles et sanctions. Car si "les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent" disait l'innénarable Pasqua, nul n'est censé ignorer la loi. Dans un état de droit. Oui ?

Écrit par : baron noir | 21/11/2013

Sur ces bonnes paroles chez yonnais, j'ai une question. Pourquoi nos chers élus ne se sont pas penchés sur la loi de 1975 ?. Car cela aurait peut être couté moins cher a mettre en place maintenant. car dans 1 an et 1 mois, 10 jours, 7 heures 45 après ce message la loi va arriver...

Écrit par : poisbleau | 21/11/2013

Cher yonnais en colère, pour la phrase suivante vous vouliez peut etre faire allusion a la loi de 1975 ?. Mais n'aurait-il pas fallu y penser plus tôt, bien plus tôt, bien en amont de la loi de 2005.
en tout cas je suis d'accord avec vous.

Écrit par : alexis | 22/11/2013

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