L’APF scandalisée : le Gouvernement va-t-il ordonner une France inaccessible ?

L’Association des paralysés de France (APF) est scandalisée par le projet d’Ordonnance relative à l’accessibilité présenté aujourd’hui aux associations représentatives des personnes en situation de handicap, aux associations d’élus locaux et aux branches professionnelles.

Révoltée, l’APF a quitté la réunion !

L’APF dénonce notamment les délais inacceptables envisagés pour concrétiser l’accessibilité - ni plus ni moins qu’un risque de report sine die de l’obligation d’accessibilité -, une souplesse du dispositif des Agendas d’accessibilité programmée (Ad’AP) qui incite au laissez-faire, la faiblesse des sanctions proposées, l’absence d’obligation du dépôt des Ad’AP pour les transports, la part trop belle donnée aux « difficultés financières » des établissements alors que plusieurs dispositifs d’aides et de prêts existent et l’ajout de nouveaux motifs de dérogation !
Sous couvert de modifier la loi handicap de 2005, ce projet d’Ordonnance vient dénaturer la lettre et l’esprit de cette loi par un dispositif trop laxiste alors que l’APF attendait un dispositif persuasif !
Le Gouvernement doit impérativement modifier cette Ordonnance, s’il veut donner une chance à la France de ne plus être un « pays en situation de handicap » !

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Commentaires

  • Condorcet disait: "Il ne peut y avoir ni vraie liberté ni justice dans une société si l'égalité n'est pas réelle."
    et bien voilà, les personnes en situation de handicap n’avaient pas (et n’auront pas) de « vraie liberté » ni de « justice ».
    LA FRANCE, Mesdames, Messieurs, avec son histoire millénaire, sa langue, sa culture, porteuse de valeurs universelles, patrie des droits de l’Homme. La FRANCE, VOTRE PAYS, Mon Pays, et bien mesdames et messieurs les personnes en situation de handicap, la FRANCE, ne veut pas de vous, de nous, de moi.
    Et oui c'est comme ça, vous ne le saviez pas ? bien, voilà. Maintenant vous le savez.
    Vous croyiez être de vrais citoyens, avec de vrais droit (et des devoirs cela va sans dire)? ah ah la bonne blague... vous voilà prévenus, vous êtes des citoyens de seconde (troisième) Zone...et encore...
    Nos chers dirigeants depuis des décennies (Première loi sur le Handicap: 1975) nous maintiennent dans un ghetto social, financier, culturel, et cela ne vas pas changer de sitôt.
    Nous avions espéré beaucoup, après les promesses de revalorisation de l’AAH (qui maintient actuellement, plus d’un million de personnes sous le seuil de pauvreté).

    Puis vint la loi du 11 février 2005, qui laissait espérer qu’enfin, nous allions pouvoir vivre « comme tout le monde ». Vous vous êtes battus pour le respect de cette loi pendant plusieurs années, par tous les temps, sans vous poser de question, parce qu’il en allait de votre pleine et entière citoyenneté (ou bien de celle d’un de vos proches), qui passe d’abord et avant tout par une liberté de circulation au sein de la ville que vous habitez et que vous aimez.
    Et puis...et puis...9 ans plus tard, vos cauchemars vont (re)devenir réalité.

    Vous espériez pouvoir aller au cinéma en bus? Vous espériez pouvoir faire vos courses sans vous demander quel itinéraire prendre pour éviter tel ou tel trottoir. Vous espériez pouvoir amenez vos enfants à l’école ou à la crèche comme n’importe quel parents?

    ET BEN NON!!!
    Arrêtez de rêver tout de suite. Après 40 ans de combat, voilà, c’est (quasi) officiel, on ne veut pas de nous, de vous, de moi en FRANCE.
    Enfin...pas dehors en tous cas, pas dans les rues, les restos, les cinés, au boulot...non non...à la limite, à l’hôpital (et encore), mais pour ce qui est du reste, vous êtes cordialement invités à rester chez vous. Merci, circulez y’a rien à voir...
    Ou plutôt si, car, après le choc passé (et la lecture de cette proposition d’ordonnance fut un vrai choc croyez-moi), et bien, je suis au regret de devoir dire à nos chers dirigeants, que non, nous ne céderons pas. Nous continuerons à nous battre. Nous ne lâcherons rien au travers de nos actions et de nos revendications.
    Pour quoi? Pour une loi qui pose de vraies échéances et de vraies contraintes et de vraies sanctions.
    Pour quoi? Une citoyenneté pleine et entière.
    Pour quoi? Pour une France accessible!!!

    Messieurs mesdames des ministères, n’écoutez pas les lobbies, écoutez nous, regardez nous : nous sommes comme vous, des citoyens Français ! Et un jour peut-être, vous serez comme nous, des citoyens en situation de handicap.

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