Vendée : des enfants handicapés mis à la rue !

cimade.jpgLa CIMADE dénonce l'attitude des autorités Vendéennes qui vont mettre à la rue des enfants en situation de handicap et leurs familles. (Et oui, ça marche comme ça au beau pays des Droits de l'Homme et des Droits de l'enfant...)

"Deux familles, demandeurs du Droit d'Asile en France et se trouvant en Vendée, doivent quitter leur logement le 25 septembre prochain. Dans le cas contraire, il sera fait appel à la force publique" indique la CIMADE (entendez par là une compagnie de CRS lourdement équipée, comme cela avait été le cas pour expulser 8 enfants en septembre 2011, à 6 heures du matin : voir ici)

Bernard Bulteau, en première ligne pour la défense des migrants, refuse « la misère qui provient de l'action des hommes ». Il précise :

"Parmi ces familles il y a une femme seule avec un enfant qui a des handicaps. Comme elle ne peut recevoir qu’une autorisation de séjour pour enfant malade et non pas une carte (le législateur n’a pas prévu de cartes pour eux !). elle ne peut accéder à un logement social.

Idem pour une autre famille en couple avec également un enfant portant un handicap. Cette famille a des autorisations et des ressources. Mais pour accéder à un autre logement, il faudrait que la préfecture daigne leur accorder au moins une carte ce qui est légalement possible.

Ces deux exemples montrent que le système est bloqué car la préfecture rechigne à donner la solution… alors que les familles ne demandent qu’à avoir leur propre logement…"

Et de poursuivre, inquiet des conséquences de ces accueils indignes qui n'en sont d'ailleurs pas :

"Comme le système est « embolisé », les primo-arrivants ne trouvent pas également leur compte. Le 115 continue à attribuer 3 nuits /mois à l’hôtel et 27 nuits /mois nulle part ! C’est ainsi qu’au petit matin du 20 août, à la Roche sur Yon, une personne a fait une tentative de suicide à l’hôtel… ne pouvant supporter l’idée de dormir dehors avec son enfant. Cette personne est à l’hôpital, mais toujours pas de solution pour qu’elle puisse en sortir… les mêmes causes pouvant produire les mêmes effets… la Direction de la Cohésion Sociale a été aussitôt informée, sans suite."

Unissons-nous pour défendre les droits humains, défendre les droits des enfants !

Nous vous tiendrons informés des actions sur ce blog prochainement.

Commentaires

  • Bravo au Préfet ! Bravo à la Directrice de la Cohésion Sociale ! Bravo à toutes celles et ceux qui savent, voire qui collaborent à de tels agissements. Parce que même s'ils trouvent in extrémis des solutions de peur de voir les assos se mobiliser (expulser des gamins handicapés sous l'oeil des caméras, c'est pas top pour l'image...), ils auront fait subir des jours et des nuits d'angoisse à ces enfants, à ces familles.
    J'ai honte pour eux.
    Et que les assos continuent à dénoncer, à médiatiser, à mettre la pression : ya que ça qui marche.

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