- Page 5

  • Scolarisation : la Direction Académique de Vendée part en vacances du 20 juillet au 18 août

    Sur le site de l'Académie de Nantes il est indiqué que pour la Vendée "les courriers relatifs aux affectations en CLIS et en ULIS  seront transmis aux familles, les vendredi 28 juin 2013 et lundi 1er juillet 2013.

    Les parents qui le souhaitent pourront contacter le service de l'ASH de la Direction Académique à ce sujet à partir du mardi 2 juillet 2013 en appelant le 02 51 45 72 64."

    Mail du secrétariat : ce.0850053w@ac-nantes.fr

    N'hésitez pas à solliciter sans attendre des réponses à toutes les questions que vous vous posez, car les services de l'Education Nationale en Vendée seront fermés du 20 juillet au 18 août.

    Nous ne pouvons que regretter qu'aucune continuité de service ne soit organisée au sein de la DASEN de Vendée alors que la rentrée scolaire de septembre est un enjeux important...

  • "Encadrement des enfants handicapés à l'école, toujours plus bradé !"

    C'est le titre du communiqué de presse envoyé par les syndicats qui dénoncent la fin des emplois d'Assistants d'Education qui occupaient des fonctions d'Assistants de Vie Scolaire (AVS) auprès des élèves en situation de handicap.

    Selon les syndicats, ces personnels déjà en situation précaire ont été jetés comme des Kleenex par la Direction Académique de Vendée seulement quelques jours avant le fin de l'année scolaire !

    Pour lire le communiqué de presse dans son intégralité, cliquez ici.

  • La pensée de la semaine...

    DSCN7990.JPG"Lorsqu'un seul homme rêve, ce n'est qu'un rêve. Mais si beaucoup d'hommes rêvent ensemble, c'est le début d'une nouvelle réalité."

    F. Hundertwasser

    On aimerait que le Directeur Académique de l'Education Nationale, la Directrice de l'Agence Régionale de Santé, le Directeur de la MDPH et le Préfet rêvent avec nous...

    ou appliquent la loi, au choix.

  • Scolarisation : des cercueils déposés devant la Préfecture pour dénoncer le sacrifice de l'avenir de plus de 300 enfants en Vendée

    Nous étions une trentaine vendredi devant la préfecture pour dénoncer le manque de moyens mis en oeuvre en Vendée pour la scolarisation et la prise en charge des élèves en situation de handicap.

    Retrouvez ici une partie des problèmes que nous pointons. Après trois rencontres en un mois et demi avec le Préfet, puis son Directeur de Cabinet, puis la Direction Académique des Services de l'Education Nationale, on voulait poser une question simple :

    DSCN8039.JPG"Vont-ils continuer à sacrifier l'avenir des enfants en situation de handicap ?"


    Retrouvez ici l'intervention du Représentant Départemental Thierry Craipeau

     DSCN8028.JPG

    La réponse que l'on a obtenue à notre question lors d'une audience avec le Directeur de Cabinet du Préfet est dramatiquement simple : OUI.

    OUI ils vont continuer.

    Les cercueils que nous avons déposés devant la Préfecture de Vendée symbolisent donc le sacrifice de l'avenir de plus de 300 enfants et jeunes en situation de handicap sur le département de la Vendée.

    Sacrifice au nom du principe de réalité.

    Parce que "ça ne se fait pas comme ça", parce que "les processus sont longs", parce que...

    Nous on sait tout ça, que c'est la MDPH qui évalue les besoins de chaque enfants, que c'est une commission qui décide, que c'est l'ARS qui créé les places, que blablabla. On sait même qu'ils sont 450 à travailler à l'ARS : y'en aura bien un qui aura un peu de temps pour rédiger un appel à projet non ? Suffit juste que quelqu'un le veuille.

    Pas besoin d'une audience en Préfecture pour qu'on nous l'explique. Ce qu'on attend, ce sont des engagements, des réponses, une volonté affirmée. On veut des actes.

    Et on n'a rien de tout ça. On n'a pas entendu "on y travaille : ça va être long, mais on va faire ce qu'il faut. Des appels à projets pour la création de places en IME, SESSAD, etc. vont être publiés dans les 3 mois, des ULIS, des CLIS, des ULIS pro vont être ouvertes à la rentrée"

    C'est pourtant possible. Il aura fallu quelques familles qui fassent le foin sur les Herbiers et Chantonnay pour qu'en 3 mois le Directeur Académique de l'Education Nationale décide d'ouvrir 2 ULIS, tient, justement aux Herbiers et Chantonnay ! Et l'ARS continue de publier des appel à projets.

    Tout est question de volonté.

    Ce qu'on a entendu du Directeur de Cabinet c'est "Il faut évaluer la situation de chaque enfant", "Reconnaissez que la situation s'améliore", "Nous ne sommes pas inactifs, même si c'est insuffisant je vous le concède", "Je suis sensibilisé mais on a un principe de réalité", "Que voulez-vous que je vous dise : vous êtes en colère, moi ça me chagrine", "Les processus sont longs"

    Le Représentant de l'APF a fait part de sa colère : "Je ne peux pas entendre et accepter que le Représentant de l'Etat n'ait pas de solution, pas de réponse à apporter. Ce déni et ce mépris faits aux enfants est intolérable et insupportable"

    La représentante de la FCPE (Fédération des Conseils de Parents d'élèves) a imploré le Directeur de Cabinet du Préfet : "Agissez. Je vous en supplie, agissez. Faites le pour les enfants. Mettez les processus en route"

    Face à cette colère et ce désespoir le Directeur de Cabinet a finit par déclarer : "Le Préfet agira. Je peux vous le garantir"

    Où, quand, comment ? Ce n'est pas cette rencontre qui nous a rassurés en quoi que ce soit...

    C'est dépité, ému et en colère que Thierry Craipeau a annoncé aux manifestants que le Représentant de l'Etat n'avait apporté aucune réponse, n'avait pris aucun engagement, si ce n'est celui de "faire remonter et alerter"

    DSCN8012.JPG


  • Scolarisation : "Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Qu'on va créer une place pour chacun ?"

    Frederic-LAVIGNE.jpgCette question déconcertante : "Que voulez-vous que je vous dise ? Qu'on va créer une place pour chacun ?", c'est Frédéric Lavigne, Directeur de Cabinet du Préfet, qui nous l'a posée vendredi.

    Ben..."oui" ! Oui c'est ce qu'on veut.

    Ce OUI, les représentants de l'APF et de la FCPE l'ont prononcé à l'unisson, franchement surpris par la question, tant c'est évident que c'est ce qu'on veut.


    Le mail qu'on lui a envoyé n'était pas assez clair ? On concluait par : "Nous espérons vraiment que vous pourrez faire des annonces précises sur les moyens concrets qui seront mis en œuvre sans délai pour palier à cette situation qui ne peut plus durer.". Mais c'est p't'être pas assez bien formulé...

    A quoi s'attendait-il notre Directeur de Cabinet ??? Qu'on négocie un "quota acceptable" d'enfants laissés sur la touche ?

    Et on pousse le sordide jusqu'où ? On procède comment ? On tire au sort ? On prend les derniers de la liste alphabétique ? On cible ceux qui n'ont plus de parents ? On choisit les blonds, les bruns, les roux ? Tssss...

    Et pis oui, c'est ce qu'on veut : qu'il y ait une place pour chacun. C'est pas comme si on demandait un truc complètement suréaliste, délirant, un truc de fou, un truc impossible quoi. Un truc du style :

    - creuser un immense trou sous la mer et y faire passer des trains ... ou

    - aller sur la lune... ou

    - cloner des moutons.

    Non... faut pas exagérer quand même ! Faut être rai-so-nable. Faut être prag-ma-tique. Y'a des choses, c'est pas possible et pis c'est tout.

    Nous, tout ce qu'on demande c'est que chaque enfant aille à l'école et ait les soins dont il a besoin. C'est si délirant que ça comme demande ? C'est plus délirant et plus fou que de vouloir aller sur la lune ? Que de vouloir cloner des moutons ? Que de vouloir faire passer des trains sous la mer ?

    Parce que pour le représentant de l'état, ce qui est impossible, c'est bien que chaque enfant vendéen reçoive l'éducation adaptée et les soins dont il a besoin.

    "Dire qu'on va tendre à l'exaustivité, ce n'est pas tenable ! Il y a des principes de réalité." insiste notre Directeur de Cabinet...

    Notre principe de réalité à nous, ce sont les droits humains, les droits des enfants, c'est le respect de la dignité de chacun, de son présent, de son devenir. C'est le respect de la loi en somme. Et n'est-ce pas l'une des missions de l'Etat et de ses représentants que de faire respecter la loi et les conventions que notre pays ratifie ?

    DSCN7989.JPG

    Le Représentant et la Directrice de l'APF ont questionné à 3 reprises le Directeur de Cabinet : "Si ce n'est pas le représentant de l'état qui peut apporter des réponses, prendre des engagements, qui le peut alors ?" Ils se la pose encore...

    "Pour ce qui est de l'avenir, il ne s'agit pas de le prévoir mais de le rendre possible" Antoine de Saint-Exupéry