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  • Handicapés, ils attendent leur auxiliaire scolaire

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    Article de "Ouest-France" vendredi 18 octobre, secteur des Sables d'Olonne

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  • Témoignage : ils sont parents de malade psychique.

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    Article du Journal du Pays Yonnais du 17 octobre 2013

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  • La pensée de la semaine... spéciale dédicace à Dominique Bertinotti, Ministre de la Famille

    "La réussite éducative se définit comme la recherche du développement harmonieux de l’enfant et du jeune. Elle est plus large et englobante que la seule réussite scolaire et tend à concilier l’épanouissement personnel, la relation aux autres et la réussite scolaire. Elle permet l’articulation de tous les temps de l’enfant et du jeune et vise à leur donner les moyens de s’intégrer pleinement dans la société. Elle s’adresse prioritairement à ceux qui sont le plus en difficulté (NDLR : dont les jeunes en situation de handicap) et dans les territoires les plus défavorisés (NDLR : comme la Vendée). Elle se réfère aux valeurs et objectifs de la convention internationale des droits de l’enfant de 1989."

    Pacte pour la réussite éducative signé mardi 15 octobre 2013 par George Pau-Langevin, ministre déléguée chargée de la réussite éducative en présence de Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la famille.

  • "Bref, je suis allée à la Maison des adolescents" Témoignage de Jeannine

    Le billet d'humeur "Bref, je suis allée à la CAF et à l'URSAFF" de Hugues a inspiré Jeannine, une de nos militantes accessibilité ! Vous aussi, envoyez-nous vos "Bref, je suis allé à ..."

    Je suis allée à la Maison des Adolescents Bd Briand à La Roche sur Yon. C'est récent ce bâtiment, je voulais voir s'il était accessible.

    Constat il y a 2 marches, un panneau signalétique qui indique que pour les personnes handicapées, l'entrée se fait par la rue Haxo.

    Je me suis donc rendue à l'autre entrée pour voir... Un panneau indique "Maison des Adolescents, sonnez pour ouverture". Il y a un digicode, il faut faire défiler les noms pour obtenir la Maison des Adolescents. Pas pratique. Je cherche. Je sonne. J'attends. Pas de réponse. Personne pour ouvrir.

    Une personne avait RV chez un docteur, je suis entrée dans le hall de l'immeuble avec elle. J'ai frappé fort à la Maison des adolescents, car il n'y a pas de sonnette à la porte. Pas de réponse. Je suis sortie. J'ai recommencé le jeu du digicode : recherche de la Maison des Adolescents, sonnez... et encore attente... Personne n'est venu m'ouvrir.

    Fatiguée d'attendre, je suis allée à l'entrée principale, j'ai franchi les 2 marches, sans aide de main courante. J'ai poussé la porte.

    La secrétaire était assise à l'accueil. Je lui ai demandé si elle avait entendu les appels émis au digicode. Elle m' a répondu "oui", mais qu'elle n'y a pas prêté attention, car souvent les gens qui viennent dans l'immeuble se trompent et que ce n'est pas pour eux. Elle m'a dit qu'elle ouvrait rarement cette entrée. (NDLR : Ben tu m'étonnes même si quand ça sonne elle ouvre pas !)

    Dans le couloir, il y a deux tables l'une par dessus l'autre, c'est un espace de stockage.

    Mon sentiment : l'entrée secondaire n 'a pas la prestation équivalente de l'entrée principale.  Les personnes en fauteuil ou avec poussettes qui se présentent doivent faire comme moi : passer au moins un quart d'heure à essayer d'entrer par l'entrée secondaire, revenir vers l'entrée principale, tourner et se retourner sur le trottoir, espérant que l'hôtesse d'accueil les aperçoive ou qu'un aimable passant valide monte les marches pour prévenir que quelqu'un voudrait rentrer à la maison des Adolescents.

    Bref. Scandaleux.

    Jeannine

  • Le Directeur de Cabinet de La Ministre de la Famille nous a reçus !

    Que de rebondissements en 2 jours ! Certains diront que nous sommes obstinés, mais ce sont ceux-là même qui nous en apprennent la nécessité, et l'utilité !

    Petit retour sur 36 heures de folie...

    Rappelez-vous : Lundi nous sollicitons une audience pour les parents d'Erwan, avec la Ministre de la Famille qui vient en visite en Vendée, notamment dans une Classe d'Inclusion Scolaire (CLIS) de l'école Rivoli de la Roche sur Yon. L'idée est que les parents puissent être écoutés et pris en compte. Ils sont en effet royalement ignorés et méprisés par l'ensemble des institutions du Département et de la Région qui s'attachent à ignorer les courriers, les alertes.

    Nous voulons également nous faire le porte parole de tous les autres enfants au regard des difficultés générales en Vendée, et plus particulièrement Léa qui est dans la même situation d'urgence qu'Erwan.

    colère mauvais poil.jpgJeudi après-midi, nous apprenons que nous n'aurons pas d'audience.

    Forcément, ça nous a pas fait plaisir. Ça a même fait l'effet d'une grosse colère... qui est arrivée aux oreilles de la Députée Sylviane Bulteau.

    Ni une ni deux, la Députée Bulteau intervient auprès des collaborateurs de la Ministre pour essayer d'obtenir l'audience.

    Et voilà le Directeur de Cabinet de la Ministre, Philippe Ranquet, qui contacte à son tour notre Délégation. Il explique que par principe, aucune audience n'est accordée pour respecter le programme établi. Il se montre à l'écoute des difficultés que nous souhaitons faire connaître à la Ministre et propose de travailler avec ses équipes pour voir ce qui serait éventuellement possible de faire pour nous recevoir le lendemain. Pleins d'espoir (on est des optimistes nous) nous lui adressons un dossier dans la soirée.

    douche froide homme pas content.jpgVendredi matin, douche froide. Le Directeur de Cabinet nous informe qu'il n'y aura pas d'audience. Il propose à la place que la Ministre serre la main des parents concernés, sans échange, et qu'un contact téléphonique avec les parents soit organisé la semaine prochaine.

    Refus de la maman d'Erwan :"Si la Ministre me serre juste la main, ça ne sert à rien ! Je veux des solutions et des réponses. Elle est la Ministre de la Famille, il faudrait quand même qu'elle fasse un minimum pour nos enfants ! Si elle vient en Vendée juste pour serrer des mains, autant qu'elle reste dans son bureau."

    11h30 : le Directeur de Cabinet de la Ministre est informé que la Ministre Bertinotti n'aura pas de mains à serrer.

    même pas peur.jpg14h30 : une quinzaine de militants APF s'installe devant l'école Rivoli, et pas pour serrer des mains. Les banderoles (réalisées la veille par nos supers bénévoles) sont malicieusement cachées, les affiches astucieusement dissimulées. On est prêt !

    14h50 : la Ministre est annoncée, elle est en route pour l'école.

    14h55 : coup de théâtre ! L'audience nous est accordée !

    bertinotto DirCab philippe ranquet.jpg15h00 : Le cortège de la Ministre arrive. Thierry Craipeau, Représentant Départemental APF et Stéphanie Ottou, Directrice de la Délégation, sont reçus par Philippe Ranquet, Directeur de Cabinet de la Ministre de la famille.

    Un audience rapide mais efficace, avec un Directeur de Cabinet attentif. Nous avons pu présenter l'état sinistré de la scolarité des élèves handicapés en Vendée et lui remettre une note synthétique avec l'ensemble des chiffres (voir ici).

    Philippe Ranquet nous a questionnés sur les raisons d'une telle situation. Selon nous, c'est un manque de pilotage des différentes administrations, un manque d'implication qui conduit chacune à se cantonner à ses seules compétences. Nous avons rappelé que la loi de 2005 est une loi transversale signée par les 23 Ministres de l'époque : chaque Ministère, donc chaque administration, doit se sentir concerné ! Il a convenu qu'un pilotage inter-ministériel était également nécessaire. Il s'est engagé à travailler la question avec ses collègues des autres Ministères.

    Le Directeur de Cabinet n'a pas de solution immédiate, mais nous lui avons expliqué que le plus important à ce stade est d'avoir l'engagement que quelqu'un allait s'atteler au sujet. Non seulement pour apporter une réponse satisfaisante à Léa et Erwan rapidement,  mais aussi pour que les institutionnels locaux se mettent au travail dans la concertation. En Vendée tout le monde est informé : personne ne fait rien.

    Nous avons demandé que la Ministre Bertinotti prennent en compte les difficultés que nous exposons et qu'elle alerte :

    - la Ministre du Handicap sur la réalité de notre Département, Ministre qui n'a pas daigné répondre à notre courrier inter-associatif,

    - le Ministre de l’Éducation Nationale pour que des solutions soient mises en œuvre pour construire l'école inclusive à laquelle il aspire, Ministre qui n'a pas non plus daigné répondre au courrier inter-associatif qu'on lui a adressé

    - la Ministre de la Santé pour que l'ARS prenne la mesure de la situation et lance des appels à projets pour créer les places nécessaires dans les services et établissements médico-sociaux en Vendée

    - le Ministre du budget pour que chacun ait les moyens de travailler et de mettre en œuvre les réponses satisfaisantes attendues depuis trop longtemps sur le département.

    Nous sommes satisfaits de cette rencontre. Il était inconcevable pour nous que la Ministre de la Famille vienne en Vendée et refuse d'entendre la réalité de ces centaines de familles dont les enfants sont en difficulté du fait du non respect de la loi par les institutions Vendéennes. Aujourd'hui elle sait. Elle a même reçu un dossier très complet en mains propres. Son directeur de Cabinet nous a entendus. Ils ne peuvent plus dire qu'ils ne savent pas.

    Madame la Ministre, on compte sur vous : "le politique ne doit pas être dans l’immo­bilisme, mais dans l’audace, la volonté." C'est vous qui le dites !

  • Billet d'humeur n°139 de notre Yonnais en colère... "Hommage au courage"

    Lorsque j'ai commencé mes billets d'humeur, je disais que, de temps à autres, je positiverai, je rendrai parfois hommage aussi...
    Je ne pensais pas, alors, rendre hommage un jour au courage !

    De savoir Monsieur Villette "effrayé" me laisse plutôt perplexe et sans voix... (en réaction à ça)
    La situation est si critique que ça en Vendée, en matière de scolarisation, pour que cet élu s'en inquiète, s'en effraie même ?!

    Qu'il ait le courage de dire sa crainte, sa peur, ben chapeau bas !

    Rares sont en effet les femmes et les hommes politiques qui osent aujourd'hui assumer publiquement leurs émotions...

    Et ça, alors même que l'agence régionale de santé et l'inspection académique restent muettes, et aussi sourdes à la souffrance des familles !

    risquons l'impossible.jpgUne petite citation pour l'encourager encore davantage notre courageux élu :
    "Risquons l'impossible..." (André Trannoy, président fondateur de l'APF)

    Moralité : lorsqu'on est élu du peuple, il y a des risques à prendre qui provoquent parfois la peur, cette peur serait donc par nature indissociable d'un parcours politique ?... Gérard Villette l'a sûrement compris, alors bravo !

    A la semaine prochaine

    Mot n° 139 : "Certains"