MDPH - Page 2

  • Pas de place en Sessad pour une fillette handicapée, l’État condamné

    Aurore,douze ans, scolarisée en milieu ordinaire, n’a pas obtenu de place en Service d’éducation et de soins à domicile (Sessad) pendant un an. L’État vient d’être condamné à l’indemniser, elle et ses parents. Un jugement qui pourrait conforter les actions en justice d’autres parents et enfants confrontés au même problème.

    C’est une première mais certainement pas une dernière. Il y a quelques semaines, le Tribunal administratif de Poitiers a condamné l’État à indemniser une jeune fille handicapée et ses parents parce qu’il ne lui avait pas octroyé une place en service d’éducation et de soins à domicile (Sessad).

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    En Vendée, les derniers chiffres connus font état de 271 places manquantes en SESSAD. Des enfants restent sans aucune prise en charge pendant parfois 4 ans !

    Si votre enfant ne bénéficie pas de place en SESSAD, n'hésitez pas à nous contacter : nous vous accompagnerons pour faire valoir vos droits auprès du tribunal.

  • Jurisprudence Jean-Marc : témoignage de Nadine et Roland, ses parents

    Après la confirmation de la condamnation de la MDPH de Vendée par la Cour Nationale (CNITAAT), Nadine et Roland Muller partagent leur satisfaction. Leur combat, ce combat de trop regrettaient-ils en 2013, ils l'ont mené jusqu'au bout, pour leur Jean-Marc et pour tous les Jean-Marc de France :

    "Cette jurisprudence Jean-Marc est d'ores et déjà acquise puisque le directeur de la MDPH nous a téléphoné pour nous prévenir de son intention de ne pas aller en cassation. Cet appel téléphonique nous a surpris car nous avons des avocats et c'est leur travail de finaliser ces jugements !


    Jean-Marc tribunal - Copie.jpgCette jurisprudence est un immense hommage à notre Jean Marc trop tôt disparu.
    Je sais , que de là ou il est,  il est très fier que ses droits bafoués pendant des années  soient enfin reconnus !
    Je sais aussi qu'il est très fier que cette jurisprudence Jean-Marc puisse servir à toutes les personnes en situation de handicap de France pour qui la loi n'est pas appliquée par les MDPH !


    Merci à l'APF pour le travail et le soutien qui nous a été apporté !
    Nadine et Roland"

    Rappelons qu'en 2013, après la 1ère condamnation de la MDPH par le Tribunal des Pays de la Loire, le Conseil Général avait diffusé un communiqué de presse relayé par les médias, indiquant  "Nous estimons que la MDPH a fait son travail" et affirmait ne pas comprendre la décision du tribunal. (voir ici)

  • La MDPH de Vendée voit sa condamnation pour faute confirmée par la Cour Nationale !

    justice marteau.jpgNous relations en juin 2013 la condamnation de la MDPH de Vendée par le Tribunal des Pays de la Loire (TCI), pour faute ayant entraîné un préjudice moral et financier. Une première en France. C'est l'affaire nommée du souhait même des parents "Jurisprudence Jean-Marc"

    Retrouvez les articles et communiqués de presse de 2013 ici et ici.Après cette 1ère condamnation de la MDPH par le Tribunal des Pays de la Loire, le Conseil Général de Vendée présidé par Bruno Retailleau avait diffusé un communiqué de presse relayé par les médias, indiquant  "Nous estimons que la MDPH a fait son travail" et affirmait ne pas comprendre la décision du tribunal. (voir ici)

    Cette décision de justice a donc été contestée, et c'est la Cour Nationale (CNITAAT) qui vient de rendre son jugement. Elle confirme la condamnation de la MDPH. Cette dernière devra verser 15 000 € aux parents de Jean-Marc, ainsi que 4 000 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

    Dans un même temps, en réponse à un deuxième recours formé par les parents avec l'appui de l'APF, la Cour Nationale reconnait également le besoin de Jean-Marc à bénéficier de 23h d'aide humaine par jour, alors que la MDPH ne lui en accordait que 9h.

    Deux condamnations prononcées le 18 février 2015 donc l'APF se félicite puisqu'elles vont dans le sens du respect des droits des personnes en situation de handicap.

  • Habitats regroupé et partagé : Des formules qui doivent respecter et garantir l’individualisation du droit à compensation

    L’habitat regroupé et l’habitat partagé sont un sujet d’actualité au regard des nouvelles réponses que ces formules apportent aux personnes en situation de handicap.

    Dans les modalités de mise en œuvre de ce type de formule, on parle de « PCH mutualisée ». L’APF ne peut accepter la remise en cause du principe d’individualisation de la prestation de compensation.

    Le conseil d’administration de l’APF vient de préciser la position de l’APF sur ces formules d’habitat au domicile et notamment en portant un certain nombre de points d’alertes et de vigilance.

    Cette position vient d’être transmises à la présidence de la République, à Matignon, au gouvernement, aux administrations centrales, à la CNSA et à l’ADF.

    Pour télécharger la position de l'APF, cliquez ici

  • Evolution des MDPH : l'APF soumet des propositions d'amendements aux sénateurs

    APF bouge les lignes gros.jpgLe projet de loi Adaptation de la Société au Vieillissement, après une discussion à l’Assemblée nationale en septembre 2014, sera discuté en séance publique au Sénat en mars prochain.

    Nous avons donc adressé aux 3 Sénateurs de Vendée l'avis de l'APF concernant le projet de loi relatif à l'adaptation de la société au vieillissement ainsi que des propositions d'amendements.

    Les enjeux sont d’importance puisque ce texte de loi impacte directement le secteur du handicap, et notamment sur deux points particuliers:

    - les MDPH : dispositifs d’accès aux droits spécifiques pour les personnes en situation de handicap qui, 10 ans après la loi du 11 février 2005, méritent d’être confortés, accompagnés et stabilisés dans leur fonctionnement. Les MDPH doivent déjà pouvoir répondre de manière satisfaisante aux publics actuellement concernés, ce qui est loin d'être le cas, notamment en Vendée.

     

    Avec le projet des « MDA » que promeut ce texte, nous estimons que «l’encadrement » de ces dispositifs n’est pas assez clair et nous proposons pour les territoires qui voudraient les mettre en place, des dispositifs spécifiques pour d’une part les personnes en situation de handicap (Loi du 11 février 2005 et le GIP MDPH) et d’autre part un accès spécifique pour les personnes éligibles à l’APA.

    Ces 2 dispositifs spécifiques pouvant être organisés dans une MDDA (Maison départementale des Droits et de l’Autonomie).

     

    - les CDCA (Conseils départementaux de la Citoyenneté et de l’autonomie) conseils consultatifs locaux dont nous sommes à l’origine.

     

    Notre avis et nos amendements sont portés conjointement avec les associations et organisations représentatives du secteur du handicap et du secteur des personnes âgées et retraitées.

     

    Pour prendre connaissance des positions et propositions de l'APF, cliquez ici

  • Quelles conséquences au déces du particulier employeur bénéficiaire de la PCH ?

    Mourir au-dessus de ses moyens, tel est le sort du bénéficiaire du volet aide humaine de la PCH qui recourt à l'emploi direct ! Cette note vous explique pourquoi en exposant les obligations légales à respecter par le particulier employeur et en indiquant l’étendue de la prise en charge de cette situation par la PCH.

    Un excellent article du blog APF dédié à la PCH, à consulter ici