• Ardi, défendu lors d’un concours international d’avocats !

    memorial.jpgLe Mémorial de Caen invitait ce week-end les avocats du monde entier à plaider la cause d'une victime dont les droits les plus fondamentaux ont été violés.

    Maître Bertrand Baheu-Derras avait décidé il y a quelques mois de présenter le cas d'Ardi Vrenezi, une autre manière de dénoncer cette injustice !

    Il est arrivé en finale et a donc pu plaider devant un jury prestigieux présidé par Jorge Semprún, ancien Ministre de la culture du Gouvernement espagnol, scénariste, écrivain.

     

    Pour voir la vidéo de la plaidoirie, cliquez ici. NB : environ à 1h09 - le chargement prend un peu de temps.

    Pour lire la plaidoirie, cliquez ici

    source : http://www.reflexe-handicap.org/

  • Le "peinturlureur fou" des Sables d'Olonne !

    stationnement Sables trottoir.JPGVous avez été nombreux à réagir à cette photo parue sur le blog le mois dernier. Vous étiez inquiets que nous n'en fassions rien...

    Et bien rassurez-vous ! Nous avons adressé un courrier à Louis Guédon, Député-Maire des Sables d'Olonnes (cliquez ici), courrier auquel nous n'avons pas encore obtenu de réponse à ce jour.

    Et puis elle nous a inspirés cette photo ! On ne peut s'empêcher d'imaginer en la regardant, qu'un "peinturlureur fou" sévit dans les rues des Sables d'Olonne, armé d'un petit seau de peinture bleue, et d'un petit rouleau... et qu'il remplit consciencieusement sa mission : dessiner de belles places bleues... en oubliant simplement de faire preuve d'un peu de bon sens !

    On en a tellement rit (jaune), qu'on a décidé de monter un bêtisier de l'accessibilité ! Alors tous à vos appareils photos : dès que vous voyez une situation étonnante, grotesque, amusante ou révoltante, vous l'immortalisez, et vous nous l'envoyez. En fin d'année, nous publierons un bêtisier qui nous permettra d'interpeller et de sensibiliser par l'humour !

  • Euthanasie : en arrière toute !

    euthanasie.jpgLe 18 janvier dernier, la commission des affaires sociales du Sénat avait adopté une proposition de loi visant à légaliser l'euthanasie. Avec un article fort, le premier qui autorisait un patient souffrant d'un pathologique grave et incurable, infligeant une souffrance physique ou psychique insupportable, à demander « une assistance médicalisée permettant, par un acte délibéré, une mort rapide et sans douleur ». Examinée hier soir par les sénateurs, cette loi sur « l'assistance médicalisée à mourir » a fait l'objet de nombreux amendements, la vidant de sa substance.

    Une telle décision était prévisible. En effet, les sénateurs dans leur majorité s'étaient montrés peu enclins à voter en faveur de la légalisation de l'euthanasie, le président, Gérard Larcher, s'étant même clairement prononcé contre. Tout comme le gouvernement qui, par la voix de son premier ministre s'était déclaré « hostile à la légalisation d'une aide active à mourir (1) », précisant qu'une telle loi n'était pas « sa conception du respect de la vie humaine et des valeurs qui fondent notre société ». De son côté le ministre de la Santé Xavier Bertrand était hier au Sénat pour « défendre son refus de légiférer (2) ».

    Le voilà entendu alors que les Français, à une forte majorité (entre 78 et 94 % selon les sondages), approuvent l'idée d'une légalisation. La situation sera donc susceptible d'évoluer mais à l'heure actuelle, la nécessité sur laquelle tout le monde s'accorde en France, est de continuer à développer les soins palliatifs. O.CF

    (1) Le Monde du 25/01/2011

    (2) Le Figaro du 24/01/2011

    source : faire face

  • Retraites : le dispositif ''pénibilité'' menacé

    pénibilité.jpg

     

    Les projets de décret que le gouvernement vient de transmettre aux partenaires sociaux durcissent les conditions d’accès au départ anticipé à la retraite pour pénibilité. C’était pourtant l’un des principaux acquis des syndicats qui s’étaient mobilisés contre la réforme des retraites, à l’automne dernier. Les manifestants avaient obtenu que le gouvernement porte le taux d’incapacité minimum exigé de 20 à 10%... sous conditions. Or ces conditions, précisées dans les décrets, sont drastiques.

     

    Les travailleurs dont le taux d’incapacité est de 20% ou plus pourront automatiquement ‘’partir’’ à la retraite à l’âge de 60 ans et à taux plein. Mais ceux dont le taux est compris entre 10 et 20% devront notamment justifier que leur incapacité est due « à une même maladie professionnelle ou un seul accident du travail » (ils ne pourront donc pas cumuler différents taux d’incapacité pour atteindre ce seuil) et qu’ils ont été exposés au moins pendant dix-sept ans à des facteurs de pénibilité (manutention de charges, températures extrêmes, travail de nuit, etc.) Une commission pluridisciplinaire, qui ne comprend ni représentants des employeurs ni des salariés, sera chargée de se prononcer sur leur demande.

     

    « On se demande bien qui va pouvoir bénéficier de ce dispositif et quelle est la fiabilité du nombre de 30 000 bénéficiaires avancé par le gouvernement » s’interroge la Fnath, l’association des accidentés de la vie. Les syndicats dénoncent eux aussi les projets de décrets, que le ministère du travail souhaite publier avant le 1er mars, et demandent une évolution de leur contenu durant la phase de concertation qui s’annonce.


    source : faire face

  • AVS : article ma ville.com - Ouest France

    Handicap : « Mes enfants refusent d'aller à l'école »

    Les deux fils de Sandrine Ledroit (à droite sur la photo), à 9 et 11 ans, souffrent de dysphasie, un troublede la compréhension.
    Les deux fils de Sandrine Ledroit (à droite sur la photo), à 9 et 11 ans, souffrent de dysphasie, un trouble de la compréhension.

    Faute de se voir attribuer un auxiliaire de vie scolaire, des enfants handicapés ne sont pas accompagnés dans leur scolarité. Des familles, soutenues par l'APF, ont été reçues en préfecture, hier.

    Témoignage

    Sandrine Ledroit, maman de Dylan et Kilian, 11 et 9 ans.

    « Mes deux enfants sont en CM2 et CE2, ils souffrent de dysphasie, un trouble de la compréhension. Ils peinent à comprendre les consignes en classe, à faire leurs devoirs. Toute la scolarité est rendue difficile. Il y a deux ans environ, on a diagnostiqué leur handicap au centre du langage de Nantes. Nous avons entamé des démarches, assez longues, auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) afin qu'ils soient accompagnés par un(e) auxiliaire de vie scolaire. Notre demande a été acceptée en mai : une notification de quinze heures pour mon enfant de 9 ans, 12 heures pour celui de 11 ans. Mais depuis, toujours rien !

    J'ai écrit à l'inspection d'académie, je n'ai jamais eu de réponse. Aujourd'hui, mes enfants refusent pratiquement d'aller à l'école. Ils disent que c'est trop dur, trouvent des excuses pour ne pas y aller, mal au ventre, à la tête. Je travaillais le soir : j'ai dû arrêter. Pour les aider à faire leurs devoirs. Pas le choix. Ce n'est pas évident, je ne suis pas la personne la plus à même pour cela ! Je me suis même proposée pour venir en classe avec eux, mais ce n'est pas la solution.

    Un AVS les soutiendrait, leur donnerait le goût d'aller à l'école. Il faut les aider à comprendre avec des éléments visuels, leur expliquer les consignes. On leur a fait espérer qu'ils auraient quelqu'un pour les aider en classe, et en fin de compte, rien n'arrive. J'ai fait, avec l'association des paralysés de France (APF), une requête en référé au tribunal administratif. Elle a été rejetée. La prochaine étape, ce sera une mise en demeure de l'inspection d'académie, pour l'obliger à respecter la notification de la MDPH. J'ai aussi écrit un courrier au président de la République. J'ai reçu une réponse ce matin, disant qu'il verrait cela avec l'inspection académique. Je ne sais pas si ça va donner grand chose. Je suis en colère, de voir mes enfants comme ça. C'est très frustrant de les envoyer à l'école, en connaissant leur mal-être. Et puis il s'agit de leur avenir ! C'est inadmissible : tous les enfants ont le droit de réussir. »

    Recueilli parClémence HOLLEVILLE. Ouest-France

    source : ma ville.com