Droits et Démarches - Page 9

  • Le choc de simplification : pourvu qu'il traverse la frontière Vendéenne !

    Un message de notre gouvernement à découvrir avec délice et gourmandise, tant la promesse est grande. Nous on prend tout !

    Il s'agit de Thierry Mandon, Secrétaire d'Etat à la réforme de l'Etat et à la simplification, auprès du Premier Ministre.
    Il nous parle du choc de simplification. Extraits :

    "Le choc de simplification est une politique qui doit devenir maintenant une priorité de tout le gouvernement" (chouette, donc tout ce qui suit ça concerne aussi le Ministère de la santé (et donc du handicap), de l'éducation Nationale, du travail, etc...)

    "Plus que le redressement économique il y a le redressement démocratique car la politique de simplification c'est une politique qui rapproche les Français de leurs administrations" (on va en parler à la maman du petit Antoine : avec le choc de simplification, la DASEN devrait finir par lui répondre au téléphone)

    "C'est une politique qui donne aux administrations enfin le pouvoir de dire OUI, plutôt que celui de dire non, de refuser" (on va aussi en parler à la maman d'Antoine : la DASEN devrait enfin pouvoir lui dire "OUI" on va respecter les droits de votre enfant, "OUI" on va respecter la notification de la MDPH, "OUI" votre enfant va être scolarisé, "OUI" on va recruter une AVS.   Et puis on va en parler à l'ARS, car elle devrait enfin pouvoir nous dire "OUI" on va créer toutes les réponses nécessaires à la prise en charge des 479 enfants vendéens laissés sur le carreaux par notre administration)

    C'est une politique qui donne aux citoyens le moyen de participer à l'élaboration des politiques publiques car toutes les actions sont mises en œuvre sur le mode collaboratif, c'est-à-dire la coproduction associant l'Etat, ses administrations et les citoyens (Merci au choc de simplification : Plus personne ne devrait dorénavant nous envoyer paître lorsque l'on parle de notre volonté de coconstruire, par respect pour leur Ministre...)

     


    La simplification, c'est une coproduction de l... par gouvernementFR

  • AAH : les conditions de renouvellement vont se durcir. Ca promet.

    Dans le Projet de Loi de Finances 2015 gouvernement affiche sa volonté de faire passer de 90 à 80% le taux d’accord aux demandes de renouvellement de l’AAH pour les demandeurs ayant un taux d’incapacité compris entre 50 et 80%. vu ici

    C’est digne du pays des Droits de l'Homme ça ! La compensation du handicap n'est pas pas liée à la situation de la personne. Elle est liée à un quota défini par des costumes/cravates bien pensants installés au chaud dans leurs bureaux ministériels, et au budget que le gouvernement veut bien consentir pour les concitoyens en situation de handicap...

    Classe.

  • Lettre ouverte au Président de la République

    "Je suis l’aînée d’une famille de 5 enfants (ouais mes parents ont bien bossé) et parmi les 5 enfants, j’ai un frère de 21 ans qui est handicapé mental. Il a une maladie génétique proche de l’autisme (Syndrome X Fragile; je vous expliquerai en détails si ça vous intéresse) et mon frère va devoir quitter son établissement spécialisé pour un "projet de vie adulte" (selon les mots des "professionnels") mais le problème Monsieur, c’est qu’il n’y a pas de place dans le peu d’établissements qui sont adaptés pour lui…les listes d’attente se comptent en dizaine d’années…  Et il n’est pas le seul vous savez. Veille de rentrée scolaire il y a plein de petits enfants handicapés mentaux qui n’ont pas d’école, pas d’établissements, qui restent en marge …et qu’on envoie balader. Des parents qui se battent, qui se mettent en précarité pour s’occuper de leurs enfants.

    ...

    Alors l’égalité des chances, la justice sociale, je ne peux pas m’empêcher d’avoir des doutes… On ne part pas tous armés de la même façon dans la vie…. Et là où je veux en venir dans ce grand étalage confus, c’est que j’aimerai bien que vous et vos ministres et tous les autres qui gravitent avec vous, autour de vous, de gauche comme de droite, arrêtiez de prendre le peuple pour des demeurés.

    Moi j’ai l’impression profonde qu’on prend les gens pour des cons. Moi compris évidemment.J’ai l’impression que tout ce qui se passe c’est du bla bla bla.

    ...

    Pour info j’avais essayé de sensibiliser votre ministre de la santé et sa secrétaire aux personnes handicapées : Mme Segolène Neuville – j’ai même crée une pétition et un blog de témoignages de parents, etc. … vous devriez jeter un oeil  (vous hein pas vos chargés de com’ et autres conseillers) – je vous laisse aller voir la page facebook :https://www.facebook.com/uneviedigne

    Mais le mieux c’est de consulter ma pétition (d’ailleurs si vous voulez la signer j’en serai très honorée) : https://www.change.org/p/une-vie-digne-signez-pour-une-vie-digne-des-handicap%C3%A9s-mentaux-en-france

    ..."

    Pour lire l'intégralité de cette lettre à coeur ouvert, cliquez ici

  • Vendée : des enfants handicapés mis à la rue !

    cimade.jpgLa CIMADE dénonce l'attitude des autorités Vendéennes qui vont mettre à la rue des enfants en situation de handicap et leurs familles. (Et oui, ça marche comme ça au beau pays des Droits de l'Homme et des Droits de l'enfant...)

    "Deux familles, demandeurs du Droit d'Asile en France et se trouvant en Vendée, doivent quitter leur logement le 25 septembre prochain. Dans le cas contraire, il sera fait appel à la force publique" indique la CIMADE (entendez par là une compagnie de CRS lourdement équipée, comme cela avait été le cas pour expulser 8 enfants en septembre 2011, à 6 heures du matin : voir ici)

    Bernard Bulteau, en première ligne pour la défense des migrants, refuse « la misère qui provient de l'action des hommes ». Il précise :

    "Parmi ces familles il y a une femme seule avec un enfant qui a des handicaps. Comme elle ne peut recevoir qu’une autorisation de séjour pour enfant malade et non pas une carte (le législateur n’a pas prévu de cartes pour eux !). elle ne peut accéder à un logement social.

    Idem pour une autre famille en couple avec également un enfant portant un handicap. Cette famille a des autorisations et des ressources. Mais pour accéder à un autre logement, il faudrait que la préfecture daigne leur accorder au moins une carte ce qui est légalement possible.

    Ces deux exemples montrent que le système est bloqué car la préfecture rechigne à donner la solution… alors que les familles ne demandent qu’à avoir leur propre logement…"

    Et de poursuivre, inquiet des conséquences de ces accueils indignes qui n'en sont d'ailleurs pas :

    "Comme le système est « embolisé », les primo-arrivants ne trouvent pas également leur compte. Le 115 continue à attribuer 3 nuits /mois à l’hôtel et 27 nuits /mois nulle part ! C’est ainsi qu’au petit matin du 20 août, à la Roche sur Yon, une personne a fait une tentative de suicide à l’hôtel… ne pouvant supporter l’idée de dormir dehors avec son enfant. Cette personne est à l’hôpital, mais toujours pas de solution pour qu’elle puisse en sortir… les mêmes causes pouvant produire les mêmes effets… la Direction de la Cohésion Sociale a été aussitôt informée, sans suite."

    Unissons-nous pour défendre les droits humains, défendre les droits des enfants !

    Nous vous tiendrons informés des actions sur ce blog prochainement.

  • Manque de places médico-sociales. Utilisez la procédure de traitement des "situations critiques"

    Le 22 novembre 2013, et suite à "l'affaire Amélie", la CNSA et la Direction Générale de la cohésion sociale ont publié une circulaire relative à la mise en œuvre d'une procédure de prise en compte des situations individuelles critiques.

    Les situations critiques sont des situations de ruptures de parcours (retour en famille non souhaité, exclusion d'établissement, non admission en établissement) et dans lesquelles l'intégrité, la sécurité de la personne ou de sa famille sont mises en cause.

    Chaque MDPH a mis en place une commission en charge de la gestion des situations critiques, commission qui travaillera en lien avec la CDAPH. Elle doit formuler une solution et signaler à l'ARS les situations pour lesquelles aucune solution n'est trouvée.

    A son niveau, l'ARS doit désigner un référent des situations critiques.

    Pour lire l'intégralité de la circulaire précisant le dispositif, cliquez ici.

    Si vous ne bénéficiez pas d'une place en strucuture médico-sociale, malgré une notification de la MDPH, activez cette procédure !

    Appelez le 3977

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    Nous venons d'apprendre que cette cellule ne prend plus en compte la situation des enfants... Dans le cas d'un mineur, il faut contacter le 119 : cliquez ici

  • Manque de place médico-sociale : appelez le 119 "Enfance en danger"

    Votre enfant n'a pas de place en structure médico-sociale (IME, IEM, SESSAD, etc) malgré une notification de la MDPH ? Votre enfant est menacé de déscolarisation du fait de son handicap, et faute de moyens suffisants mis en œuvre par la DASEN ou l'ARS ? Il ne bénéficie pas des soins nécessaires ?

    Saisissez le 119 "Allo enfance en Danger"

    un numéro gratuit 7 jours/7

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