Bénévolat - Page 3

  • Portrait bénévole : Alexis Poisbleau

    2014-07_photo_alexis_compressée.jpgComment êtes-vous venu à l’APF ?

    C’est en 2005 que je suis arrivé à l’APF.

    Une amie déjà engagée tout comme moi dans une autre association, Clin d’œil vendéen, m’a parlé de l’APF. Et puis France Bénévolat m’a contacté pour une action APF.

    J’y suis allé, et depuis je suis devenu adhérent pour contribuer au combat contre l’indifférence, car je suis moi-même en situation de handicap…

    Qu’est-ce que vous y faites ?

    Au début, j’avais une mission de chargé d’accueil téléphonique à la Délégation. Je le fais plus depuis que je travaille.

    Aujourd’hui, je suis un peu sur tous les fronts !

    Bien sûr, toujours dans la limite de mes possibilités et de mes capacités physiques…

    Ça va des mises sous pli à la réalisation de reportages photos destinés à être diffusés sur le blog APF pour sensibiliser le grand public sur les problèmes d’accessibilité.

    Lors des manifs, j’installe les banderoles, je prends les photos (une passion)…

    J’accompagne parfois des personnes en situation de handicap pour aller à une manif ou à toutes autres actions menées par l’APF, comme les sensibilisations.

    Pendant ces sensibilisations, j’encadre les mises en situation qui permettent aux publics rencontrés de mieux comprendre ce qu’est le handicap au quotidien.

    J’essaie aussi de trouver des partenaires, comme la Toquenelle dans le cadre de la Fête du sourire par exemple.

    Qu’en retirez-vous ?

    J’ai le plaisir de me rendre utile.

    Mais aussi d’apprendre des choses au contact d’autres personnes en situation de handicap, sur leur vécu au quotidien notamment. Voir du monde et pouvoir échanger, c’est aussi une grande satisfaction pour moi.

    Enfin, je me rends compte que je suis capable de faire des choses que je n’aurai pas imaginé pouvoir faire avant (trouver des partenaires n’est pas simple, mais je l’ai fait).

    Avec l’APF, je me surpasse, je prends de l’assurance, je prends confiance !

    J’en retire une vraie satisfaction !

     

  • Portrait bénévole : Martine JOBARD

     Comment êtes-vous venue à l’APF ?

    2014-06_photo_martine_jobard.JPGJ’ai connu l’association par deux adhérents à la Délégation APF de Loire Atlantique, qui participaient à une randonnée organisée par l’association Handi Cap Evasion. Voir ces deux personnes en situation de handicap être accompagnées dans ce cadre m’a donné l’envie de mieux connaître le handicap.

    Plus tard, par le plus grand des hasards, alors que je faisais les vendanges dans le Lot, j’ai retrouvé l’une des accompagnatrices de ces personnes, qui est bénévole à la Délégation APF à Cahors. Elle m’a proposé d’accompagner un séjour qui s’est déroulé au Cap d’Agde : j’y suis allée…

    Je suis bénévole à l’APF Vendée depuis avril 2013.

    Qu’est-ce que vous y faites ?

    A la retraite (j’étais Aide soignante), j’ai du temps que je consacre à l’APF pour permettre à des personnes en situation de handicap de partir en vacances, et d’accéder à des activités loisirs.

    En plus de l’accompagnement à des sorties (loisirs, randonnées, …), je participe à des actions ponctuelles telles que les reportages photos, les réunions du Groupe Relais Littoral (logistique, intendance), le Café bénévole, la Bicentenaire, les Floralies, …

    J’apprécie de faire partager aux personnes en situation de handicap une activité que j’aime beaucoup : la randonnée, et en particulier la Joëlette. Leur en faire profiter me rend heureuse !

    Qu’en retirez-vous ?

    J’ai trouvé à l’APF un accueil très chaleureux des autres bénévoles.

    Pour les Floralies par exemple, Jacquotte avait un rêve, j’ai eu plaisir, avec une seconde bénévole accompagnatrice, Jacqueline, de contribuer à ce que ce rêve se réalise. On a pique-niqué, on a rigolé, on a passé une très bonne journée… (Voir le témoignage de Jacquotte ici)

    L’APF est une association dynamique, conviviale, qui ne met pas de pression. On ne se sent pas obligé, on fait parce qu’on en a envie. Chacun donne ce qu’il veut.

    On y accepte les gens tels qu’ils sont et chacun apporte ce qu’il peut.

    Il y a aussi le plaisir procuré par la diversité des missions confiées et le large éventail d’actions proposées.

    Le bénévolat à l’APF s’adapte vraiment aux envies et aux rythmes de chaque bénévole, c’est ce qui me plaît.

    Je me sens bien à l’APF, on y trouve des gens tellement sympas ! La diversité de leurs parcours donne toute sa richesse à l’association ! Ça me donne envie de m’investir !

     

     

  • Portrait bénévole : Alain BLANCHARD

    Comment êtes-vous venu à l’APF ?

    La première fois, c’était à la fin des années 1970 par le biais de mon école. Ma maman a été mise en relation avec l’APF de Saintes (17). J’ai suivi une orientation professionnelle au Centre de la Grillonnais à Basse-Goulaine (44) entre 1979-1980, puis une formation administrative et comptable au Centr2014-05_photo_alain_blanchard_02.jpge du Jard à Voisenon (77) entre 1980-1982.

    Pour l’APF de La Roche sur Yon, il y a quelques années en y déposant mes vieux vêtements. Puis récemment, fin 2009, dans le cadre d’un stage lors d’une formation APFA suivie à Bourges (18). A la suite de celui-ci, je suis devenu bénévole et adhérent.

     Qu’est-ce que vous y faites ?

    J’ai été bénévole à la Fête du sourire. Aussi aux 4 jours de Chantonnay. J’ai aidé des étudiantes en leur expliquant mon parcours personnel et professionnel. Depuis j’ai mis en place, avec l’accord de mon entreprise, VM MATERIAUX, au Siège à l’Herbergement, un point de collecte de téléphones portables usagés…

    Qu’en retirez-vous ?

    De pouvoir aider d’autres personnes à ma façon. L’écoute et la gentillesse de l’ensemble de l’équipe de l’APF ainsi que des bénévoles et adhérents.

     

     

  • Bénévolat : avec les bénévoles, tout devient possible ! Témoignage de Jacquotte

    Jacquotte, l'une de nos adhérente qui a pu vivre un beau moment de bonheur grâce au soutien de la Délégation, en témoigne dans ce petit article fleuri :

    "J'avais envie de visiter les Floralies internationales de Nantes, manifestation qui a lieu une fois tous les cinq ans, et j'ai bien cru rater le coche... je ne trouvais personne pour m'accompagner. Grâce à des bénévoles de l'APF, ce vœu s'est réalisé.

    L'ordre du jour du dernier "café bénévole" de la Délégation évoquait le possible accompagnement par des bénévoles, de personnes en situation de handicap, pour une sortie individualisée. J'ai donc fait part de mon souhait à Hugues de visiter les Floralies à Nantes. J'ai demandé deux accompagnatrices afin qu'elles puissent se relayer pour pousser mon fauteuil roulant. Dans les jours suivants je recevais de la délégation un courriel m'informant qu'une bénévole était volontaire, et qu'on cherchait pour la deuxième. Puis j'ai trouvé moi-même la seconde personne, qui connait aussi l'APF car elle participe à l'action  paquets-cadeaux à Noël.

    J'ai effectué le transport car j'ai la chance de pouvoir conduire mon propre véhicule. Ainsi ce jeudi 15 mai, nous partions toutes trois de bon matin en direction du parc de la Beaujoire à Nantes. Et nous n'étions pas les seules sur la route... vers la même destination. Nous avons goûté aux bouchons en arrivant... mais avons eu le privilège de nous garer tout prêt de l'entrée, ben oui, les z'handicapés, on pense à eux de temps en temps quand même !

    Puis comme tous ceux qui n'avaient pas leur billet on faisait la queue joyeusement, quand soudain, un monsieur de l'organisation vient me chercher dans la file et me fait passer au nez de tout le monde, bien sûr les deux copines ont suivi ! Un peu gênée de griller tous les visiteurs... mais pour une fois que le handicap m'avantage, j'n'allais pas m'en priver ! Et puis j'n'avais rien d'mandé !

    2014-06-03 Jacquotte Floralies.jpgÀ onze heures pétantes, on était dans le parc. Décor magnifique dès l'entrée. Puis nous avons visité les 5 halls. Le matin Les Grands Studios (portant sur le cinéma) puis nous avons pique-niqué dehors sous le soleil. L'après-midi visite des 4 halls : le dîner monumental, la rencontre poétique, la galerie d'art, les cités de la danse (avec des danseuses pour finir). Nous en avons pris plein les yeux et le nez. C'est d'une beauté indescriptible, de l'art floral dans toute sa splendeur.

    Mes deux "rouleuses" ont dû en avoir plein les jambes (6 h de visite) ! Mais comme moi elles en ont été charmées. Je suis encore plus satisfaite d'avoir été accompagnée par Martine et Jacqueline qu'elles découvraient pour la première fois les Floralies internationales. Je tiens ici à les remercier encore une fois  pour leur gentillesse et leur dévouement. Je voudrais aussi ajouter que j'ai tenu à payer une partie de leur billet, puisque sans elles je n'aurais pas pu effectuer cette visite.

    Tout s'est bien passé, malgré que ce soit un peu galère en fauteuil roulant : il faut surveiller ses palettes... comme il y a foule... que tout le monde a son appareil photo ou sa tablette... ça bouchonne devant les décors... Le conseil que je donnerais pour celles et ceux qui souhaiteraient s'y rendre dans cinq ans, c'est de faire cette visite l'après-midi en prolongeant jusque plus tard. Vers 16 h il y a moins de monde comme les cars repartent, et à 18 h c'est vide.

    Merci à la délégation qui a pu orienter ma demande vers des bénévoles !

    Jacquotte"

  • La bénévole du mois : Dominique

    2014-04-23_dominique_grinhard.jpg

    Ce mois-ci, nous mettons à l'honneur Dominique, ici en pleine préparation des banderoles pour notre manifestation du 13 mai devant la Préfecture de Vendée !

    Dominique, comment êtes-vous venue à l’APF ?

    Je suis venue à l’APF par le biais de France Bénévolat, qui me sollicitait pour participer à la Fête du sourire 2009.

    Je connaissais l’APF car j’ai commencé ma vie professionnelle comme Monitrice Educatrice auprès de jeunes en situation de handicap mental.

    Par le passé, je venais déjà à l’APF déposer des vêtements pour la Moisson du cœur.

    Qu’est-ce que vous faites comme activités bénévoles au sein de la Délégation de Vendée ?

    J’y fais ce qu’on me demande de faire, en fonction des besoins et de mes envies ! Je ne suis pas une « engagée régulière ».

    J’ai tenu des stands Fête du sourire et récemment celui de l’APF à la Bicentenaire, j’ai fait les paquets cadeaux, j’ai peint des banderoles pour les manifs, j’ai participé à des mises sous pli, … Un peu de tout quoi ! 

    Que retirez-vous de votre engagement bénévole ?

    A l’APF, je trouve un accueil sympathique.

    Très attachée à la question de la scolarisation des enfants en situation de handicap, je me retrouve bien dans les actions de l’APF dans ce domaine.

    Mais aussi dans son combat sur l’accessibilité : le stationnement sauvage, les poubelles encombrant les trottoirs, sans oublier le non respect des places de stationnement réservé qui représente quelque chose de difficile à supporter pour moi.

    Par rapport aux personnes en situation de handicap elles-mêmes, je ne veux pas tomber dans l’excès du misérabilisme : ce sont des personnes comme les autres.

    Enfin, dans mon bénévolat, je ne veux pas me sentir prisonnière d’un engagement trop régulier, ceci du fait de mon implication importante dans d’autres associations.

  • Portrait bénévole : François BERGNIARD

    2014-03_françois_bergniard.JPGComment êtes-vous venu à l’APF ?

    Je venais d’entamer mon dernier mois comme étudiant, dans une école spécialisée. Un copain m’a demandé ce que je faisais  le week-end prochain ; il m’a proposé de participer à une sortie en car. Pas de problème, on viendra te chercher à domicile m’a-t-il dit pour finir de me convaincre.

    Je n’avais jamais quitté mes parents ; malgré ma grande timidité, je n’ai pas su refuser. J’ai trouvé un groupe sur le trottoir qui attendait. Le car est arrivé et nous sommes partis toute la journée. J’avais fait la connaissance d’une joyeuse bande d’amis ; certains avaient un handicap, souvent plus sévère que le mien, d’autres non. Peu importe, dans les têtes il n’y avait pas de différence. Le soir, je n’avais qu’une envie : retrouver au plus vite le groupe de jeunes APF de Clamart !

    Trois mois après, on me confia la gestion de la trésorerie du groupe. Très disponible car ne travaillant pas encore, on m’envoya représenter le groupe de jeunes à une réunion de la délégation des Hauts-de-Seine. Je découvrais les rouages de l’APF, rompait une fois de plus ma timidité en dialoguant avec le délégué départemental et les correspondants, tous bien plus âgés que moi.

    Un an après, cela devait devenir plus sérieux ! Le responsable du groupe de jeunes annonça sa démission. Les regards se tournèrent vers moi ! L’aventure ne faisait que commencer…

    Qu’est-ce que vous y faites ?

    A mon arrivée aux Sables d’Olonne, enfin dégagé du contexte professionnel, je m’étais promis l’arrêt de toute activité liée au handicap. Je voulais me consacrer uniquement à mes hobbys, et profiter des activités de bord de mer.

    Je venais de quitter à regret une mission dans la commune où j’habitais dans l’Essonne. Je participais à une commission communale chargée de faire des propositions pour l’amélioration des conditions de vie des personnes handicapées. Pour ma part, je sillonnais les rues de la ville avec mon fauteuil roulant électrique, notais les points non accessibles ou améliorables, et j’en faisais part au cours des réunions de la commission.

    Et puis, j’ai lu dans le Journal des Sables une petite annonce. La municipalité faisait appel à des personnes concernées par le handicap pour donner leur avis au cours d’une commission intercommunale. Instinctivement, j’ai répondu ! Dès les premières réunions, j’ai fait la connaissance de Paulette, Catherine et Yves, de l’APF. Un nouveau groupe vient de se former m’a lancé Yves. Quelques jours plus tard,  je recevais une invitation, et me rendais à l’une des premières réunions du groupe relais Littoral. J’avais retrouvé, sous des formes un peu différentes, de quoi accomplir la même mission que j’avais en Essonne.

    Je me suis attaché au groupe Littoral et à mes nouveaux amis. Ensemble, nous avons mis en commun nos forces, notre énergie et notre désir de voir se transformer le paysage et les infrastructures, pour les rendre accessibles à tous. Dans la continuité de ce qui avait été engagé, j’ai pris le relais comme référent du groupe, simplement pour que tous ceux qui constituent notre équipe, continuent à avoir la parole.

    Qu’en retirez-vous ?

    Comme vous l’avez compris, mes premières missions APF m’ont permis de vaincre ma timidité. Mais pas seulement. Parachuté responsable de groupe de jeunes, j’ai appris à animer des réunions, organiser des sorties, rédiger des courriers administratifs et amicaux, déléguer certaines missions à d’autres, notamment aux plus fragiles.

    Dans toutes les missions handicap que j’ai eu, j’ai appris à aller au devant des autres, et à communiquer avec des responsables locaux et politiques. Quelle « école » !

    En débarquant aux Sables d’Olonne, mes contacts associatifs et culturels avaient fondus. Très vite, au contact de nouveaux amis à l’APF, j’ai retrouvé une « famille » qui a facilité mon intégration dans la vie sociale de ma commune.

    Surtout, la vie au contact des adhérents de l’APF permet de rester humble ! On trouve toujours plus fragile que soit, plus lourdement handicapé, avec plus de souffrances que celles que l’on peut soi-même éprouver. A l’APF, j’ai relativisé mon handicap, compris que ma malchance était quelque part, une chance ! C’est peut-être le plus important.