Scolarisation - Page 5

  • C'est la Ministre de l'Education Nationale qui le dit !

    "Les enfants ont des droits. Aux adultes de garantir leur respect."

    Najat_Vallaud_Belkacem web petit.jpg"Dénoncer ce qui dans le monde foule du pied les droits de l’enfant, agir pour surmonter les freins qui subsistent,  je le faisais comme ministre des droits des femmes, notamment pour combattre les violences. Je m’y emploie aujourd’hui à l’Éducation nationale, tant il est vrai qu’il n’y a pas de respect des droits de l’enfant sans éducationet que l’inverse est vrai: il n’y a pas d’épanouissement possible des élèves et des jeunes si leurs droits essentiels sont déniés. L’enfant a des droits. Aux adultes d’en garantir le respect."

    Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

    Ca c'est la très louable déclaration. Ici, la très lamentable réalité.

    Trouvé sur le site du Ministère de l'Education Nationale, ici

  • Journée internationale des droits de l'enfant : les associations vendéennes dénoncent

    Ce jeudi 20 novembre 2014, c'est la journée internationale des Droits de l'enfant et le 25ème anniversaire de l'adoption de la Convention Internationale des Droits de l'enfant par 140 pays, dont la France.

    La Convention internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) est un traité international adopté à l'unanimité par l’Assemblée Générale des Nations Unies, le 20 novembre 1989. Il ne s'agit pas d'une déclaration mais d'une convention : cela signifie qu'elle est contraignante pour l'Etat, qu'il a obligation de la mettre en œuvre.

    2014-11-19 conf presse droits enfants.jpgA l'occasion de cet anniversaire, 7 associations vendéennes ont uni leurs voix pour dénoncer les manquements quotidiens aux droits de l'enfant en Vendée. Une conférence de presse s'est tenue cet après-midi avec Réseau Education Sans Frontière, AMNESTY International, CIMADE, SOS Familles EMMAÜS, la Ligue des Droits de l'Homme, pastorale Migrants, et l'APF.

    Après avoir rappelé les 4 principes fondamentaux de cette Convention, dont la non discrimination et l'intérêt supérieur de l'enfant, SOS Familles EMMAUS a rappelé que la France fut le 2ème Pays à signer cette Convention.

    Le 10 octobre dernier, le Président de la République réaffirmait la détermination de la France pour agir pour la protection effective des droits des enfants.

    Pour autant, EMMAUS constate la violation régulière des droits des enfants en Vendée.

    31 000 enfants survivent sans domicile fixe en France, et en Vendée des enfants dorment actuellement dans la rue, dont 9 à La Roche sur Yon.

    EMMAUS et la CIMADE dénoncent le scandale du 115 géré par l'association Passerelles, qui n'accorde que 3 nuits d'hébergement par mois aux familles sans domicile. Les 27 autres nuits les enfants sont à la rue. Au delà d'être totalement contraire à la loi, contraire à la dignité des familles et à l'intérêt supérieur des enfants, cette pratique prive les enfants de stabilité et les place en constante insécurité.

    RESF se révolte d'avoir du agir en urgence lundi dernier à Fontenay-le-Comte alors qu'une autre association, l'AREAMS, a voulu mettre à la rue une famille avec un enfant. Le Préfet de Vendée a présenté le 17 octobre dernier le concept de logement-relais, mais concrètement aucun logement-relais n'a été proposé à cette famille.

    La CIMADE s'offusque que des enfants logés dans un squat de La Roche sur Yon soient privés de chauffage et d'électricité depuis que la ville, propriétaire des murs, a fait couper l'électricité, rendant leurs conditions de vie encore plus indignes qu'elles ne le sont déjà. Elle rappelle qu'à La Roche sur Yon il n'existe aucun lieu pour que les enfants sans domicile puissent manger et se doucher. Le déjeuner pris à la cantine est souvent le seul repas pour ces enfants qui se retrouvent sans rien durant les vacances scolaires.

    EMMAUS rappelle que "lorsqu'on traite correctement les enfants, on évite de les traumatiser pour les 2 générations à venir"

    RESF condamne l'absence d'anticipation de l’Éducation Nationale à accueillir les 50 mineurs isolés en Vendée, redéploiement voulu par l'Etat depuis 2013. Nombre de ces jeunes ne sont pas scolarisés faute de place, alors que c'est une condition à l'obtention de leur titre de séjour ! Ces jeunes se retrouvent exclus du système, désœuvrés, et restent dans leurs familles d'accueil sans autre perspective que celle d'attendre 3, 4, parfois 6 mois...

    La CIMADE condamne l'enfermement récent de 4 enfants en Centre de Rétention sur ordre du Préfet de Vendée, alors que l'incarcération des mineurs est strictement interdite par la convention.

    L'APF dénonce la discrimination faite aux enfants en situation de handicap en matière de scolarisation, ainsi que le droit à la santé qui n'est pas respecté faute de moyens suffisants mis en œuvre sur le département, tant par l'Education Nationale que par l'Agence Régionale de Santé. Pour lire le communiqué de presse de l'APF, cliquez ici

    Pour conclure ce bilan affligeant, les associations ont fait le vœux que les institutions vendéennes et la représentation de l'Etat en Vendée fassent preuve d'une réelle volonté pour que les enfants voient leurs droits respectés en Vendée, car tout n'est que question de volonté.

    Pour en savoir plus sur la Convention Internationale des Droits de l'Enfant, cliquez ici

  • Le choc de simplification : pourvu qu'il traverse la frontière Vendéenne !

    Un message de notre gouvernement à découvrir avec délice et gourmandise, tant la promesse est grande. Nous on prend tout !

    Il s'agit de Thierry Mandon, Secrétaire d'Etat à la réforme de l'Etat et à la simplification, auprès du Premier Ministre.
    Il nous parle du choc de simplification. Extraits :

    "Le choc de simplification est une politique qui doit devenir maintenant une priorité de tout le gouvernement" (chouette, donc tout ce qui suit ça concerne aussi le Ministère de la santé (et donc du handicap), de l'éducation Nationale, du travail, etc...)

    "Plus que le redressement économique il y a le redressement démocratique car la politique de simplification c'est une politique qui rapproche les Français de leurs administrations" (on va en parler à la maman du petit Antoine : avec le choc de simplification, la DASEN devrait finir par lui répondre au téléphone)

    "C'est une politique qui donne aux administrations enfin le pouvoir de dire OUI, plutôt que celui de dire non, de refuser" (on va aussi en parler à la maman d'Antoine : la DASEN devrait enfin pouvoir lui dire "OUI" on va respecter les droits de votre enfant, "OUI" on va respecter la notification de la MDPH, "OUI" votre enfant va être scolarisé, "OUI" on va recruter une AVS.   Et puis on va en parler à l'ARS, car elle devrait enfin pouvoir nous dire "OUI" on va créer toutes les réponses nécessaires à la prise en charge des 479 enfants vendéens laissés sur le carreaux par notre administration)

    C'est une politique qui donne aux citoyens le moyen de participer à l'élaboration des politiques publiques car toutes les actions sont mises en œuvre sur le mode collaboratif, c'est-à-dire la coproduction associant l'Etat, ses administrations et les citoyens (Merci au choc de simplification : Plus personne ne devrait dorénavant nous envoyer paître lorsque l'on parle de notre volonté de coconstruire, par respect pour leur Ministre...)

     


    La simplification, c'est une coproduction de l... par gouvernementFR

  • Une solution pansement imposée par l'Education Nationale : récit d'une maman en colère

     Une maman désespérée et en colère a décidé de rendre publique la situation de son petit garçon qui est privé d'école à cause de l'Education Nationale en Vendée. Cela fait 2 mois qu'Antoine est déscolarisé parce qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses de la DASEN pour embaucher une auxiliaire de vie scolaire... Et 2 mois que la maman a du cesser de travailler... Elle nous a communiqué une photo pour que son petit garçon ne soit pas juste un nom, une statistique, un "cas isolé" laissé pour compte par l'administration.

    Antoine blog 2014-10-29 - Copie.JPG"Mon fils Antoine est âgé de 3 ans et demi, il souffre d'un retard moteur et psychomoteur ainsi que de troubles de l'élocution. Pour préparer son entrée en classe de petite section maternelle en septembre 2014, nous avons déposé une demande d'Auxiliaire de Vie Scolaire Individuelle (AVSi) à la MDPH de Vendée. Mi-septembre, nous avons obtenu la décision de la CDAPH, qui reconnaissait un besoin d'accompagnement individualisé pour notre petit garçon à hauteur de 13h/ semaine.

    15 jours après l'obtention de l'accord de la CDAPH, la Directrice de l'école n'avait toujours pas de retour de l'Education Nationale pour recruter une Avsi. Elle a donc joint la Direction Académique pour savoir ce qu'il en était.

    Une responsable en charge des enfants en situation de handicap lui a alors indiqué qu'il n'y avait pas d'argent pour financer ce poste et que l'Avsi déjà en place pour un autre élève de sa classe devra assurer l'accompagnement pour les deux enfants.

    D'après cette personne, nos enfants doivent se partager la même AVSi, sachant que nos deux enfants auraient du être scolarisés sur les mêmes temps scolaires, c'est-à-dire, 4 matinées par semaine pour optimiser leur apprentissage.

    Sans une Avsi entièrement dédiée à mon petit garçon, il m'est impossible de le scolariser.

    Antoine a des besoins multiples, allant de la nécessité d'avoir une aide pour tenir un crayon, pour maintenir sa concentration, pour marcher (perte d'équilibre), apprendre les règles de vie, aller aux toilettes, retirer ses vêtements (blouson...).

    Il est dépendant d'une tierce personne et à besoin d'être toujours stimuler pour évoluer.

    Sans Avsi, Antoine est donc privé d'école depuis la rentrée scolaire, cela fait 2 mois.

    Cette situation m'est insupportable, car Antoine demande sans cesse d'aller à l'école. D'un autre côté, accepter qu'Antoine soit scolarisé avec l'AVSi d'un autre enfant signifie mettre en danger nos deux enfants, tant l'attention qu'ils requièrent est importante. Je n'imagine pas non plus priver partiellement un enfant de son Avsi, alors que ses besoins ont également été reconnus par la MDPH de Vendée.

    De quel droit la Direction Académique transforme-t-elle une Avs individuelle en Avs mutualisée ? De quel droit l'Education Nationale se permet-t-elle d'ignorer les besoins de nos enfants alors que la MDPH a mis des mois à les évaluer ?

    En réaction à ce positionnement de la Direction Académique, nous avons formulé avec l'autre famille concernée le 7 octobre dernier un courrier de mise en demeure de la DASEN afin qu'Antoine puisse disposer de l'accompagnement dont il a besoin et qui lui est reconnu. Parce qu'en attendant, j'ai du cesser mon activité professionnelle pour de m'occuper à 100% d'Antoine à la maison.

    A ce jour, notre courrier est resté sans réponse, ce que nous déplorons. Nous ne savons pas si le dossier d'Antoine est à l'étude ou bien si celui-ci a été classé comme résolu par l'Education Nationale. Et le pire, c'est que nous ne parvenons à joindre personne, l'Inspection Académique étant fermée durant les périodes scolaires !!

    Aujourd'hui, j'ai le sentiment qu'il y a une réelle volonté d’empêcher les enfants en situation de handicap de vivre et de grandir comme les autres. Malgré des notifications, l'administration ne leur donne pas toujours le temps, ni les moyens nécessaires pour progresser. Est-ce à cela que ressemble l'école inclusive ?

    Nous sommes déterminés à engager toutes les démarches nécessaires pour qu'Antoine puisse avoir son Avsi. Je sais que nous pourrons compter sur le soutien de l'APF pour cela. En attendant, je garde tout de même l'espoir qu'une Avsi soit nommée en Novembre 2014..."

  • L'inclusion scolaire en Vendée : c'est possible !

    Ouest France publie un article sur l'expérimentation dont bénéficient 8 jeunes depuis le mois de septembre : une scolarisation adaptée en collège ordinaire, avec un dispositif médico-social conséquent. Le résultat de la mobilisation de nos 9 associations, de la volonté de l'ARS et du concours de la DASEN.

    2014-10-09 OF IEM hors les murs web.jpg

    Nous sommes satisfaits de la mise en place de ce nouveau dispositif qui reprend plusieurs de nos propositions, formulées lors de notre première réunion de travail avec la DASEN et l'ARS : voir ici, dont la prise en charge médico-sociale sur le temps scolaire et financement du transport par l'ARS.

    Espérons que ce n'est que le début d'une école inclusive variée qui réponde au mieux aux besoins de tous les jeunes en situation de handicap. Nos 9 associations s'y attellent en tous les cas !

  • "L'école est faite pour tous les enfants de la République" F. Hollande. Ben y'a plus qu'à alors.

    Le Président de la République, François Hollande, a répondu aux questions des journalistes à l'issue de sa visite du Centre d’action médico-sociale précoce (CAMSP) de Soyaux.

    Il déclare : "L'école est faite pour tous les enfants de la République"

    Ben y'a plus qu'à, alors.

    Parce qu'à ce jour, de trop nombreux enfants et jeunes en situation de handicap sont exclus de l'école du fait de leur handicap. Ils sont trop nombreux à être totalement déscolarisés.