Santé - Page 5

  • Faute de places suffisantes en SESSAD, j'ai du choisir lequel de mes enfants serait sacrifié...

    témoignage.jpgMadame H. habite en Vendée. Elle a deux enfants, tous deux atteints de handicap. Tous deux bénéficient d'une reconnaissance d'un besoin d'être accompagné par un service d'éducation spécialisée et de soins, un SESSAD, depuis 4 ans maintenant.

    "Lorsque j'ai reçu les notifications de la MDPH accordant à mes enfants le droit d'être suivi par un SESSAD, j'ai cherché à mettre en place cet accompagnement. J'ai été confronté à un manque de place et durant deux ans, auncun de mes deux enfants n'a pu accéder à ces soins et bénéficier de ces accompagnements pourtant essentiels à leur développement. Après deux ans d'attente, on m'a informée qu'une place s'était libérée et qu'un de mes enfants pouvait en bénéficier.

    C'est affreux, parce que on m'a obligée à choisir entre mes enfants. Au final, j'ai du choisir lequel des deux je sacrifiais. C'est inhumain d'infliger cela à une maman.

    Aujourd'hui un seul de mes enfants bénéficie de l'accompagnement, alors que les besoins de mes deux enfants sont reconnus depuis 4 ans"

    L'accès aux soins peut être mis à mal de bien des manières : manque de places dans les structures médico-sociales, problèmes de transports, manque d'accessibilité, tarifs non conventionnés, délais de prise en charge trop longs, etc. Pour lire d'autres témoignages et pour apporter votre propre témoignage sur les freins à l'accès aux soins, consulter le blog santé de l'APF sur la région des Pays de la Loire ici.

  • La CPAM de Vendée condamnée à prendre en charge les frais de transport qu'elle refusait de financer.

    L'accès aux soins peut être mis à mal de bien des manières. Les refus de prise en charge des frais de transport par la CPAM en font partie.

    Madame M. a un fils atteint de dysphasie lexicale et sémantique et de dyspraxie. Il nécessite une prise en charge orthophonique particulière et adaptée. Les orthophonistes les plus proches du domicile de l'enfant n'étant pas en capacité d'apporter une prise en charge efficace et bénéfique à l'enfant, la maman est orientée vers une professionnelle de Loire-Atlantique.

    La maman dépose une demande d'entente préalable en octobre 2009 pour la prise en charge des frais de transport. La CPAM de Vendée refuse et décide de limiter la prise en charge à la distance séparant le domicile de l'enfant, de l'orthophoniste le plus proche.

    La Commission de recours amiable de la CPAM confirme cette décision de refus en mars 2010.

    En juin 2010 Madame M. saisi le TASS (Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale) pour contester la décision de la commission de recours amiable de la CPAM.

    Après avoir ordonné une expertise, le TASS vient de rendre son jugement.

    Le TASS rappelle que seul un impératif médical justifie le remboursement vers un lieu plus éloigné.

    Il rapporte que l'expert a conclu "de façon claire, précise et dénuée de toute ambiguité que seul le suivi effectué par l'orthophoniste de Loire-Atlantique a été bénéfique pour l'enfant. Il confirme l'avis de l'orthophoniste de proximité qui indique que l'orthophonie classique n'a pas été efficace dans cette situation."

    Le TASS dit donc que le suivi orthophonique de l'enfant par la professionnelle de Loire Atlantique est médicalement justifié et que la CPAM de Vendée doit prendre en charge les frais de transport objet de la demande d'entente préalable.

    Deux ans et demi de procédure qui se concluent par une reconnaissance des besoins et des droits d'un enfant. Une belle victoire pour cette maman.

     

    L'accès aux soins peut être mis à mal de bien des manières : manque de places dans les structures médico-sociales, problèmes de transports, manque d'accessibilité, tarifs non conventionnés, délais de prise en charge trop longs, etc. Pour lire d'autres témoignages et pour apporter votre propre témoignage sur les freins à l'accès aux soins, consulter le blog santé de l'APF sur la région des Pays de la Loire ici.

  • Si tu trouves pas de médecin, vas chez le vétérinaire !

    "L'autre jour, je suis allé chez le vétérinaire. Je lui dis "Oh ! dites donc, vous avez fait des travaux"

    "Oui oui ! dit il, je n'étais pas dans les clous avec la loi handicap !" et il a eu l'air de trouver ça normal.

    Y aurait il plus d'humanité chez les vétos que chez les médecins ?"

    Marie Th.

     

    Aller nous faire soigner chez le véto, c'est p'tête bien c'qui va nous arriver ! cliquez ici

  • Lettre d'opinion n°14 : Droit à la santé pour tous - Un droit vraiment effectif ?

     lettre opinion.jpgL'APF diffuse 4 fois par an une Lettre d'Opinion.

     Nous vous proposerons ici la lettre n°14 consacré au droit à la santé.

     Retrouvez les précédentes lettres dans la rubrique "g- Lettre d'Opinion", dans la colonne de gauche.

  • Le corps médical part en guerre contre l’accessibilité

    médecins,accessibilité,cabinets,dérogation,2005,CNPS,santé,professionnels de santéLes professionnels de santé « exigent une adaptation de la réglementation » concernant l’accessibilité des locaux professionnels. En l’occurrence de la loi du 11 février 2005 qui rend obligatoire, d’ici le 1er janvier 2015, l’aménagement de tous les établissements recevant du public. Dans un savoureux communiqué, le centre national des professionnels de santé libéraux, qui « fédère la quasi-totalité des syndicats de professionnels de santé libéraux et représente près de 400 000 professionnels », déplore que son « application aux libéraux de santé présente plusieurs difficultés ».

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  • Accès pour tous à la santé : revendications de l'APF

    bonne santé.jpgL'accès à la santé pour tous implique la possibilité pour toute personne en situation de handicap d'accéder à l'ensemble des services de santé dans les conditions du droit commun, ainsi que par la prise en compte de ses besoins spécifiques.

    Retrouvez ici les positions de l'APF actualisées

    Pour connaître l'ensemble des revendications de l'APF, cliquez ici